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04 mai 2017

FC Barcelone: Neymar sera jugé pour son transfert présumé frauduleux

 

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Neymar et son père Neymar Sr à leur arrivée au tribunal de Madrid, le 2 février 2016AFP/Archives
 

Le juge chargé de l'enquête sur le transfert de l'attaquant brésilien Neymar au FC Barcelone a ordonné son renvoi devant un tribunal, estimant que cette opération avait été assortie d'escroqueries, selon un communiqué diffusé jeudi.

Le magistrat "renvoie devant un tribunal Neymar Da Silva Santos, ses parents, le président du FC Barcelone Josep Maria Bartomeu et l'ex-président Alexandre Rosell", annonce ce communiqué de l'Audience nationale, spécialisée dans les affaires complexes, précisant qu'ils sont poursuivis pour "corruption dans les affaires et escroquerie".

AFP

 
 

Serie A: la suspension de Muntari, victime d’injures racistes, fait polémique

 

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Le Ghanéen Sulley Muntari a été victime d'insultes racistes à Cagliari, comme Samuel Eto'o avant lui. La sanction prise à son encontre provoque un tollé en Italie.FILIPPO MONTEFORTE / AFP

Le Ghanéen Sulley Muntari a été sanctionné par la Commission de discipline italienne pour avoir quitté le terrain de Cagliari après avoir reçu des insultes à caractère raciste. Ni le club de Cagliari, ni les supporters ayant lancé les cris racistes n’ont été inquiétés. De nombreuses voix s’élèvent contre ces décisions. Le fléau du racisme gangrène toujours le football italien.

Victime et coupable. Tel est le statut de Sulley Muntari aux yeux de la Commission de discipline du football italien, qui a jugé les faits survenus dimanche 30 avril. Le Ghanéen a bien été la cible d’injures racistes, mais c’est lui qui est sanctionné pour s’être rebellé.

Insulté par une partie du public, ignoré par l’arbitre, Muntari a craqué

Ce 30 avril 2017, en championnat d’Italie, Cagliari accueille Pescara. La fin du match approche quand Sulley Muntari, joueur de l’équipe visiteuse, se tourne vers l’arbitre principal, Daniele Minelli. Le Ghanéen est furieux : une partie des supporters de Cagliari ne cesse de lui lancer des insultes racistes. L’arbitre préfère passer l’éponge et invite Muntari à en faire de même.

Quelques instants plus tard, Muntari se plaint à nouveau vers l’arbitre. Il voudrait qu’une annonce soit passée par le speaker pour que les insultes cessent, sans quoi le match pourrait être arrêté. M. Minelli décide alors d’adresser un carton jaune au joueur. Excédé, le Ghanéen quitte la pelouse en lançant « Basta ! » (« Ça suffit ! ») et en montrant son avant-bras aux tribunes tout en criant : « C’est ma couleur ! C’est ma couleur ! »

La Commission de discipline charge le joueur et épargne les supporters

Sulley Muntari, pour avoir quitté le terrain sans autorisation alors qu’il restait quelques minutes à jouer, a écopé d’un second avertissement après le coup de sifflet final. Mardi 2 mai, la Commission de discipline du football italien s’est penchée sur ces faits. Et l’instance a décidé d’infliger un match de suspension à Muntari « pour protestations envers le directeur de jeu et pour son comportement non réglementaire ».

Ce n’est pas tout. La Commission a aussi décidé d’épargner le club de Cagliari (malgré son passif, lire plus bas) et les supporters concernés par ces insultes. Elle justifie sa décision par le fait que les cris racistes « ont été lancés par environ dix supporters, soit moins de 1% des occupants du secteur ».

Un verdict « dangereux » qui provoque un tollé

Ces conclusions scandalisent de nombreux acteurs du football. La FifPro, le syndicat international des joueurs professionnels, avait demandé à la Commission de « prendre des mesures fortes ». Le verdict est loin d’être à son goût. « Muntari a eu parfaitement raison d'aborder l'arbitre pour lui faire part de ses problèmes et pour qu'il cherche une solution. (…) Aucun joueur ne devrait jamais ressentir le besoin de gérer seul ces problèmes », affirme la FifPro.

Pescara soutient son joueur et appelle à « envoyer un message fort contre toute forme de discrimination raciale, qu’elle soit l’œuvre d’une ou de 100 personnes ». L’association Football contre le racisme en Europe (FARE) rappelle que le racisme sévit depuis de nombreuses années dans le football italien et estime qu’en sanctionnant Sulley Muntari, la Commission de discipline s’aventure sur un « terrain dangereux » : « La proportionnalité est un principe de droit reconnu, tout comme le principe de causalité-préjudice. Même s’il n’y avait que 10 personnes impliquées, l’impact de leurs actions a provoqué des dommages incommensurables. »

En 2010, Samuel Eto’o avait répondu en imitant un singe

L’affaire Muntari n’a malheureusement pas été un cas isolé le week-end dernier. Mardi, la Commission de discipline a menacé l’AS Rome et l’Inter Milan et de huis clos partiels après les chants racistes proférés à l’encontre d’Antonio Ruediger (AS Rome) et Kalidou Koulibaly (Naples). Ce dernier avait déjà été pris pour cible en 2016 par des fans de la Lazio Rome.

Les exemples comme ceux de Muntari, Koulibaly et Ruediger sont nombreux en Serie A. En 2013, Kevin-Prince Boateng avait abandonné un match amical pour les mêmes raisons que Sulley Muntari. Sur Twitter, Boateng a d’ailleurs salué le courage de son compatriote en se disant « si fier de (mon) frère ». Mario Balotelli, Paul Pogba et d’autres joueurs ont également été confronté à ce fléau durant leur carrière en Italie. En 2010, Samuel Eto’o, alors à l’Inter Milan, avait reçu à Cagliari le même traitement que Sulley Muntari. A l’époque, l’arbitre avait interrompu le match et fait passer une annonce pour que cessent les insultes, avec la menace d’un match arrêté définitivement. Le Camerounais s'était vengé peu après en marquant le but de la victoire qu’il avait célébré sous les yeux des supporters de Cagliari… en imitant un singe.

rfi

03 mai 2017

Ligue des champions: Cristiano Ronaldo assomme l'Atlético Madrid

 

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Cristiano Ronaldo célèbre son 101e but en Ligue des champions, le 2 mai 2017.Reuters / Paul Hanna Livepic

Le Real Madrid s’est imposé 3-0 en demi-finale aller de la Ligue des champions mardi 2 mai face à l’Atlético Madrid. L’international portugais, Cristiano Ronaldo, a inscrit un triplé alors que les Colchoneros, finalistes l’an dernier, n’ont pas montré grand-chose dans une rencontre souvent à sens unique.

Quelques minutes d’observation et un but de Cristiano Ronaldo pour commencer la soirée. Les joueurs du Real, qui disputent leur septième demi-finale consécutive, ont encore fait douter les Colchoneros avec cette 101e réalisation en C1 de l’attaquant portugais. Le bloc défensif de l’Atlético Madrid n’a rien pu faire face à la tête du champion d’Europe (10e).

Aucun tir cadré de l'Atlético en première période

Le Real qui possède plus d’expérience européenne n’est pas tombé dans le piège de Diego Simeone : faire déjouer l’armada offensive de Zinédine Zidane. Au bout de trente minutes, le Real avait déjà dix tirs, dont six cadrés, avec notamment un ballon croisé du droit signé Luka Modric à l’entrée de la surface (24e). Ou encore ce retourné acrobatique de Karim Benzema qui passe juste au-dessus de la cage d’Oblak (29e). Sans oublier la tête de Varane sur un corner de Kroos (15e).

Etouffé, l’Atlético Madrid ne propose rien, sinon cette riposte de l’ancien parisien Kevin Gameiro lancé dans la profondeur, et qui se heurte à la sortie de Keylor Navas dans la surface (17e). Les Colchoneros terminent la première période avec aucun tir cadré.

Pourtant, parmi les demi-finalistes, le Real Madrid reste l'équipe qui a inscrit le moins de buts en Ligue des champions cette saison (13 buts en 10 matches). Mais le réalisme des Merengues est pour le moment suffisant pour avancer dans la compétition et avoir un pied en finale de la Ligue des champions pour la quinzième fois.

103 buts pour lequadruple Ballon d'Or

La seconde période sera tout aussi limpide pour le leader de la Liga. Le deuxième but de Cristiano Ronaldo arrive à la 73e minute suite à une passe de Benzema qui permet à l'actuel Ballon d'Or de fusiller Oblak et doubler la mise. Le troisième but de Cristiano Ronaldo (103e en C1) viendra d’une contre-attaque. CR7 s'offre un une-deux avec Lucas Vazquez, et propulse le ballon dans les filets à bout portant (86e). La messe est dite.

« Leur force est de ne jamais baisser les bras, de lutter et se battre en utilisant leurs propres armes », avait raconté Zinédine Zidane en conférence de presse d’avant match. Sauf que les Colchoneros qui nous avaient habitués à un football plus rapide et incisif, n’avaient pas les cartouches nécessaires pour rivaliser avec le tenant du titre. Il reste le match retour au stade Vicente-Calderón mercredi 10 mai pour inverser la tendance et créer l'exploit. Une remontada ?