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09 octobre 2017

Coupe du monde 2018: l’Egypte deuxième pays africain qualifié

 

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L'Egyptien Mohamed Salah face au Congolais Tobias Badila.TAREK ABDEL HAMID / AFP

L’équipe d’Egypte a imité celle du Nigeria en décrochant sa place pour la phase finale de la Coupe du monde 2018 de football, ce 8 octobre 2017 à Alexandrie. Les Egyptiens ont battu le Congo-Brazzaville 2-1 dans un groupe E où les Congolais, les Ghanéens et les Ougandais sont donc éliminés.

L’équipe d’Egypte va disputer la Coupe du monde de football pour la troisième fois, vingt-huit années après sa dernière participation. Les Egyptiens, absents en phase finale depuis le Mondial 1990, se sont en effet assurés la première place du groupe E, en éliminatoires de l’édition 2018, ce 8 octobre 2017 à Alexandrie.

Les « Pharaons » ont battu les « Diables rouges » du Congo 2-1, grâce à un ballon piqué de Mohamed Salah (63e) puis à un penalty marqué par l’ailier (90e+5). Penalty assez généreusement accordé suite à un accrochage dans la surface de réparation avec Mahmoud Hassan « Trezeget ».

Une Coupe du monde pour Essam El Hadary, à 45 ans ?

Salah et ses coéquipiers ont pourtant eu du mal à faire plier la sélection congolaise. Celle-ci s'est bien battue alors qu'elle était déjà hors-course avant le coup d’envoi du match.

Il a ainsi fallu une superbe parade du gardien de but Essam El Hadary (56e) pour éviter une première désillusion aux Egyptiens. Il n'a en revanche rien pu faire sur l'égalisation du défenseur Arnold Bouka Moutou, auteur d'une belle reprise de volée (1-1, 88e).

L’été prochain, El Hadary aura 45 ans. S'il est convoqué pour le Mondial en Russie, il y savourera la fin d’une anomalie dans l'univers du foot africain : celle d’une sélection égyptienne qui a gagné sept fois la Coupe d’Afrique des nations (un record) mais qui n’a jamais brillé sur la scène mondiale.

L’Ouganda et le Ghana éliminés

Ce résultat met par ailleurs fin aux espoirs de qualification des Ougandais et surtout des Ghanéens, présents lors des trois derniers Mondiaux (2006, 2010, 2014).

Les « Cranes » et les « Black Stars » avaient fait match nul 0-0 la veille, à Kampala, toujours dans le groupe E. La Fédération ghanéenne (GFA) a entre-temps déposé un recours auprès de la Fédération internationale (FIFA) au sujet de l’arbitrage du match. La GFA a notamment demandé à ce que la rencontre soit rejouée.

Mais, même si la FIFA donnait satisfaction au Ghana, cela ne remettrait pas en cause la première place de l'Egypte...


 

GROUPE E : LE CLASSEMENT

1. Egypte (12 points +4) [Q]
2. Ouganda (8 points +1) [E]
3. Ghana (6 points +2) [E]
4. Congo (1 point -7) [E]

MONDIAL 2018 : ENCORE TROIS PLACES À PRENDRE EN AFRIQUE

Avec les qualifications du Nigeria et de l’Egypte, on connait deux des cinq équipes qui représenteront l’Afrique lors de la Coupe du monde 2018 (14 juin au 15 juillet en Russie). Trois places restent donc à décrocher lors de la dernière journée des éliminatoires, du 10 au 12 novembre 2017.

Dans le groupe A, la Tunisie est très bien partie même si la RDC conserve une mince chance de finir première. Dans le groupe C, les Marocains imiteront les Egyptiens s’ils ne perdent pas chez les Ivoiriens, leurs derniers rivaux. Enfin, dans le groupe D, les quatre équipes sont encore en lice, même si le Sénégal est en meilleure posture que le Burkina Faso, le Cap-Vert et l’Afrique du Sud.

Rio 2016: grandeur et décadence à tous les étages

 

Le Parc olympique au moment de sa construction en décembre 2014.YASUYOSHI CHIBA /media
 

Rio 2016 ne répond plus. Carlos Nuzman, ancien président du comité olympique brésilien, que l'on nommait jusqu'à présent « Monsieur JO » a été arrêté et suspendu de toutes ses fonctions et droits de membre honoraire du Comité international olympique. Il a également été exclu de la commission de coordination des JO 2020 à Tokyo. Et les sites olympiques sont à l'abandon. Un vrai fiasco.

Plus d’une année après la fin de Rio 2016, les premiers Jeux olympiques sur le continent sud-américain n’en finissent plus de faire polémique. La dernière en date: l’arrestation du président du comité olympique brésilien, Carlos Nuzman, pour corruption et blanchiment d’argent. Le Comité international olympique a annoncé sa décision de le « suspendre provisoirement de tous les droits, prérogatives et fonctions attachés à sa qualité de membre honoraire du CIO ».

16 lingots d’or dans un coffre en Suisse

Du coup, Carlos Nuzman a fait savoir dans un courrier envoyé aux autres membres du Comité olympique brésilien sa décision de renoncer à la présidence de l’instance pour se consacrer à temps plein à sa défense. L’ancien avocat, aujourd’hui âgé de 75 ans, annonce aussi quitter la présidence du comité d’organisation des Jeux de Rio 2016. La justice brésilienne a découvert l’existence dans son coffre d’une banque suisse de 16 lingots d’or d’une valeur d’environ 560 000 euros. Nuzman est soupçonné d'avoir acheté des voix pour obtenir les JO 2016.

Le parquet de Rio a ordonné le gel d'un milliard de réais (270 millions d'euros) au total d'avoirs de Nuzman et de son bras droit, Leonardo Gryner, directeur général des opérations du comité d'organisation des JO 2016. Les procureurs assurent que Nuzman a augmenté son patrimoine de 457% ces dix dernières années et qu'il a tenté de dissimuler des avoirs aux autorités.

Une piscine olympique à l’abandon

L’héritage des Jeux de Rio ressemble de plus en plus à un fiasco. Le maire de Rio, Eduardo Paes a été inculpé le 10 août dernier par le ministère public de l’Etat de Rio pour des irrégularités concernant la construction du terrain de golf des JO qui est aujourd’hui en état de déliquescence, comme beaucoup d’autres sites. Une partie du vélodrome installé dans le parc olympique a brûlé. La piscine olympique est à l’abandon et pas une goutte d’eau ne remplit son bassin. L’arène où se jouait le tournoi de hand-ball devait être reconvertie en école. Le projet est tombé à l’eau. Le Parc olympique ne semble pas prêt d'accueillir de nouveaux événements de sitôt. Les 3 600 logements du village olympique forment un vaste no man's land. Seul 240 d’entre eux ont trouvé acquéreur !

L’autre Parc olympique situé dans le quartier pauvre de Deodoro, après avoir accueilli des épreuves de rugby à 7, de hockey sur gazon ou d'équitation, devait être transformé en base de loisirs pour les habitants de favelas. Il est désormais fermé pour restrictions budgétaires. Le terrain de golf qui a coûté près de 20 millions de dollars est désormais un champ de patates. La ville de Rio était déjà très endettée avant le début des Jeux à cause de la chute des prix du pétrole.

L’héritage du Mondial 2014 sonnait déjà comme un échec

« Rio 2016 donnera aux fédérations l’opportunité d’entraîner leurs athlètes dans des centres sportifs d’élite avec les mêmes conditions d’infrastructure que celles des pays développés », racontait volontiers Agberto Guimarães, directeur des sports du Comité d’organisation de Rio 2016. Toutes les installations permanentes avaient vocation à devenir des centres d'excellence pour sportifs de haut niveau. Mais c’était avant le début des Jeux… L’héritage de la Coupe du monde 2014 sonnait déjà comme un échec. Pour celui des JO, c’est encore pire.

« Ces jeux sont ceux qui laisseront le plus grand héritage depuis ceux de 1992 à Barcelone » avait prédit à la ville hôte Thomas Bach, président du CIO, lors d'une cérémonie officielle à un an du coup d'envoi des JO d'été de Rio, le 5 août 2015. Un héritage certes, mais que les Cariocas vont payer très cher !

Aujourd’hui, le Brésil est plongé dans une profonde crise économique et politique. Pourtant, au moment de la désignation de Rio, comme pays hôte en 2009, le plus grand pays d’Amérique latine s’annonçait comme la probable cinquième puissance économique mondiale.

AFP

 

29 septembre 2017

Cyclisme: la Coupe des Nations Espoirs arrive en Afrique

 

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Le peloton de la Tropicale Amissa Bongo lors de l'édition 2016.Photo : Tropicale Amissa Bongo

L’Union cycliste internationale vient de valider la création d'une nouvelle épreuve par étapes la saison prochaine sur le continent africain. Le Tour de l'Espoir, qui se déroulera au Cameroun, fera partie du prestigieux calendrier de la Coupe des Nations 2018 réservée aux moins de 23 ans.

La nouvelle politique du président fraichement élu à la tête de l’Union cycliste internationale (UCI), le Français David Lappartient, est entre autres de faire en sorte que son sport se développe sur le continent africain.

Du coup, la nouvelle épreuve dans le calendrier, réservée aux jeunes, tombe à pic. Pour la première fois dans l'histoire du cyclisme, le continent africain accueillera une manche de la Coupe des Nations, réservée aux moins de 23 ans. L’UCI vient de valider la création de cette course par étapes, qui se déroulera au Cameroun du 31 janvier au 4 février 2018.

Vers une nouvelle course cycliste majeure ?

Organisée par Vivendi Sports (groupe Bolloré), qui s'est engagé sur ce projet pour dix ans, cette épreuve sera la première manche du calendrier de la Coupe des Nations 2018.

Elle a pour ambition de faire participer un maximum de jeunes coureurs africains. Ces derniers auront ainsi l'occasion d'affronter les meilleurs espoirs mondiaux, y compris ceux qui sont membres d’une équipe WorldTour, la première division du cyclisme mondial.

Le Tour de l'Espoir changera de pays d’accueil tous les deux ans. « C’est la possibilité pour notre continent d’avoir une course cycliste majeure », commente pour RFI Robins Tchale Watsou, directeur de Vivendi Sports Organisation et ancien rugbyman.

A l’heure actuelle, seule la Tropicale Amissa Bongo au Gabon reçoit des équipes professionnelles de niveau continental (2e division). « Notre ambition est d’arriver en tête des grandes courses africaine, précise Robins Tchale Watsou. Il nous fallait le label UCI, même si le cahier des charges est contraignant. Nous allons aussi accompagner des clubs cyclistes dans deux ou trois pays. »

« Le cyclisme a en Afrique un problème de coût »

Ce projet de nouvelle épreuve cycliste devrait s'accompagner d’un travail de fond, notamment de détection. « Nous ne sommes pas là juste pour remplir un avion de coureurs. Il faut que cela soit structurant. Nous voulons nous inscrire sur du long terme », avance Robins Tchale Watsou. L’objectif d'ici trois ou quatre ans est de voir d'autres équipes africaines animer la course. Les plus en avant étant pour le moment celles d'Afrique de l'Est : l'Erythrée et le Rwanda.

Honoré Yossi, président de la Fédération camerounaise de cyclisme, espère avec ce type d’évènement attirer de nouveaux licenciés. Ils sont actuellement 800 au Cameroun. « Le cyclisme a en Afrique un problème de coût. Acheter un vélo et l’entretenir, cela reste cher. Mais il va falloir faire en sorte que ce ne soit plus un blocage. Nous allons peut-être avoir plus de mécènes avec une nouvelle grande épreuve sur notre continent. Il faut aussi une politique de médiatisation pour notre sport. Et l’UCI pourrait nous aider sur ce sujet », explique Honoré Yossi.

« Il y a trente ans, le Burkina Faso était un pays de cyclisme »

« Il y a un fossé entre l’Afrique de l’Est et l’Afrique de l’Ouest et Centrale », constate de son côté Yves Beau, directeur sportif de l’équipe allemande Bike Aid, qui compte plusieurs coureurs africains dans ses rangs, notamment trois Kenyans. « Il y a trente ans, le Burkina Faso était un pays de cyclisme, avant de stagner et même de régresser. Tout le contraire de l’Erythrée qui a fortement progressé jusqu’à se retrouver avec deux coureurs sur le Tour de France 2015. Nous sommes encore très loin de voir un coureur d’Afrique Centrale ou de l’Ouest au départ de la Grande boucle. Il faudrait déjà qu’ils soient dans des équipes professionnelles ! »

L’exemple le plus emblématique reste le Gabon qui abrite la course la plus prestigieuse du continent. « Si la Fédération gabonaise de cyclisme avait fait son travail en amont, on aurait vu des coureurs gabonais se mettre en évidence lors de la Tropicale Amissa Bongo », lance-t-il, espérant que ce qu’a vécu le Rwanda avec l'Américain Jock Boyer soit décliné dans plusieurs autres pays du continent.

Lors du dernier championnat du monde Espoirs à Bergen en Norvège, un Rwandais et deux Erythréens n’avaient pas hésité à animer la course. « En Afrique de l’Est, je constate tout simplement que les fédérations ont fait du bon travail », conclut Yves Beau.

En attendant, les deux premiers coureurs africains au classement général du Tour de l'Espoir valideront leur billet pour le Tour de l’Avenir en France, la course de référence pour les moins de 23 ans, considérée comme le mini-Tour de France de cette catégorie d'âge. Le Colombien Nairo Quintana, aujourd’hui star du peloton international, l’avait remportée en 2010.

rfi