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19 juin 2017

Coupe des confédérations: le Cameroun n’a pas tenu face au Chili

 

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Arturo Vidal a inscrit le premier but du Chili, victorieux du Cameroun (0-2) pour le premier match des deux équipes dans la Coupe des confédérations 2017.KAI PFAFFENBACH / REUTERS

La sélection nationale du Cameroun a été battue ce dimanche pour son premier match dans cette Coupe des confédérations 2017. A force de pousser, le Chili a fini par faire craquer les Lions indomptables en marquant dans les dix dernières minutes (0-2). Le prochain match des Camerounais, face à l’Australie, sera capital.

14 ans après sa dernière participation (finaliste en 2003 lors d’une édition marquée par la mort de Marc-Vivien Foé), le Cameroun a renoué avec la Coupe des confédérations. Les hommes du sélectionneur Hugo Broos ont affronté le Chili ce dimanche 18 juin. Et malgré leurs efforts, ils se sont inclinés (0-2).

Deux buts annulés en 45 minutes

Avant le coup d’envoi, la mémoire de Marc-Vivien Foé est de nouveau saluée. Puis, le match débute et les Chiliens partent tambours battants. Eduardo Vargas a touché le poteau de Fabrice Ondoa au bout de deux minutes de jeu seulement. Dans le premier quart d’heure, sans surprise, le Chili domine.

Les Camerounais réagissent et font passer un frisson dans les rangs adverses quand Adolphe Teikeu ouvre la marque (16e). Mais son but est refusé après intervention de l’arbitrage vidéo : il y avait faute de Vincent Aboubakar sur Arturo Vidal. Peu avant, le capitaine Benjamin Moukandjo avait déjà échauffé les gants du gardien Johnny Herrera.

Dans sa cage, Ondoa multiplie les arrêts, alors que le ballon tourne largement dans les pieds chiliens. Juste avant la pause, Vargas croit donner l’avantage aux Sud-Américains, mais l’arbitre, M. Jure Praprotnik, invalide le but, à nouveau grâce à l’intervention de la vidéo : ses assistants ont décelé un léger hors-jeu du buteur sur la passe d’Arturo Vidal. Le Chili peste.

Alexis Sanchez a tout changé

En seconde période, le scénario change un peu : le Cameroun subit moins le jeu face aux double-vainqueurs de la Copa America. A la 57e, Alexis Sanchez entre en jeu. Et la star chilienne va faire la différence. Alors que la chaleur écrase les acteurs du match, l’attaquant percute côté gauche, insiste et parvient à centrer pour la tête victorieuse d’Arturo Vidal (81e). Les Camerounais ont longtemps tenu, mais voilà qu’ils craquent.

Avec encore une grosse dizaine de minutes à jouer, les champions d’Afrique se découvrent pour aller chercher l’égalisation. Une configuration qui leur est fatale : Sanchez, lancé en profondeur, s’échappe dnas le dos de la défense camerounaise, dribble Ondoa et tire sur un défenseur revenu sur sa ligne de but. Mais Vargas a suivi et fait le break (90+2e). M. Praprotnik attendra le jugement de la vidéo pour valider et ainsi entériner le succès du Chili.

Défait à l’Otkrytie Arena de Moscou, le Cameroun saura lundi s’il est seul à occuper la dernière place du groupe B après Australie-Allemagne. Les Lions indomptables affronteront les Australiens lors de leur prochain match jeudi 22 juin. Une victoire sera sans doute nécessaire pour espérer aller plus loin.

rfi

Souvenirs: quand Derek Redmond surpassa la douleur avec son père

 

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Le sprinter britannique Derek Redmond, blessé, termine sa demi-finale du 400 mètres des Jeux olympiques 1992 avec l'aide de son père Jim.Courtesy of YouTube © Olympic

Pour la fête des pères, le Comité international olympique (CIO) a rendu hommage à Derek Redmond et son père Jim. Leur histoire, belle et douloureuse, remonte aux Jeux olympiques de 1992 : père et fils, unis et plus forts que la souffrance, finirent ensemble une course inoubliable. Récit.

Le 18 juin, on célèbre les pères un peu partout dans le monde. Le Comité international olympique (CIO) a pris part à la fête des pères 2017 en relayant une vidéo célèbre sur les réseaux sociaux. Son nom : « Never Give Up » ( « N'abandonne jamais »). Elle date du siècle dernier. Du 3 août 1992 précisément. On est en Espagne, au Stade olympique Lluis-Companys, aussi connu sous le nom de Stade de Montjuic. C’est là que se déroulent les épreuves d’athlétisme des Jeux olympiques d’été de Barcelone.

Un champion face à l’occasion de sa vie

Le Namibien Frankie Fredericks, la Française Marie-José Pérec, le Cubain Javier Sotomayor, l’Américain Carl Lewis, l’Ethiopienne Derartu Tulu… Toutes les stars sont là. Mais ce 3 août, c’est sur Derek Redmond que les projecteurs sont tournés. Le Britannique est parmi les favoris sur 400 mètres. Quatre ans plus tôt, aux Jeux de Séoul, en Corée du Sud, le sprinter avait déclaré forfait quelques secondes avant les premières séries, à cause d’une blessure au tendon d’Achille.

Les pépins physiques et les opérations, Derek Redmond les a accumulés dans sa carrière. Il a subi huit opérations avant les Jeux olympiques de 1992. Redmond était encore hospitalisé à moins de trois mois du rendez-vous en Catalogne.

Mais le Britannique est bien présent début août. Et il est en forme. Il remporte facilement ses deux premières séries. Le 3 août, quand l’athlète se présente sur la piste pour sa demi-finale, les observateurs s’attendent à une nouvelle grosse performance de sa part.

Un rêve brisé… mais une détermination incassable

Le Britannique est au couloir n°5. Le coup de feu est donné et les sprinters s’élancent. Derek Redmond, avec sa grande foulée, est bien parti. Mais dans la première ligne droite, après 175 mètres, il stoppe son effort, grimace, se tient la cuisse droite et s’arrête finalement, un genou à terre. Le visage enfoui dans une main, il ne regarde pas ses concurrents terminer la demie sans lui. Son corps vient de le lâcher, une nouvelle fois. Le verdict tombera plus tard : déchirure du tendon du jarret droit.

A presque 27 ans, Derek Redmond voit s’envoler son dernier rêve de titre olympique. Des officiels et des médecins se précipitent pour l’aider. Le Britannique s’affaisse, grimaçant toujours. La douleur est vive. Mais il reste lucide… et d’un coup, il se relève et reprend sa course. Sur une jambe et demie. La gauche le porte, la droite, meurtrie, traîne. Même blessé, Redmond refuse d'abandonner.

Des années plus tard, il racontera à la BBC : « Je me disais : ‘t’es en demies des JO’. C’est ce qui m’a poussé à me lever et à repartir en boitant. ‘Même si je dois marcher, je vais finir cette course’. Je me disais que c’était peut-être ma dernière, alors je devais la finir. Pas pour quelqu’un d’autre, mais pour moi. »

«Nous avons commencé ta carrière ensemble et nous allons la finir ensemble »

Le public se lève et applaudit le champion claudicant sur la piste. Cette course pour l’honneur devient difficile pour lui seul. Sa jambe le fait souffrir. Dans le dernier virage, un homme surgit en courant derrière Derek Redmond. C’est Jim, son père. Il est descendu des tribunes et a enjambé les barrières. Un officiel tente de l’arrêter, mais Jim Redmond le repousse et rejoint son fils en larmes. Ce dernier met quelques instants à réaliser ce qui se passe.

Jim Redmond expliquera : « C’était l’instinct paternel. Je devais l’arrêter, pour l’empêcher de se blesser davantage. Quand je l’ai rejoint, Derek a insisté pour finir la course. Alors, je lui ai dit : ‘Nous avons commencé ta carrière ensemble et nous allons la finir ensemble’. »

Effondré, Derek Redmond passe un bras autour du cou de son père et poursuit sa course. Plusieurs officiels tentent encore d’arrêter père et fils ; Jim les renvoie tous. Ensemble, ils vont jusqu’au bout et franchissent la ligne d’arrivée, porté par les applaudissements des 65 000 spectateurs présents. Blessé physiquement, touché moralement, le Britannique pleure à chaudes larmes.

 

 

Père et fils dans la légende des Jeux olympiques

« Mon père a toujours été là pour moi. Il a passé beaucoup d’années à patienter au bord des pistes, en plein hiver, avec un café dans la main en essayant de se réchauffer. Et là, tout ce qu’il disait, c’était ‘tu n’as pas besoin de faire ça, tu n’as rien à prouver, tu es un champion’ », se remémore encore Derek Redmond à la BBC. Ensemble, ils allèrent jusqu’au bout de ce qui restera comme l’ultime course du Britannique : victime de ses blessures, il acheva sa carrière sur ce cruel moment d’anthologie.

Parce que le sprinter a été aidé, il est inscrit sur les tablettes comme « n’ayant pas terminé la course ». Mais le champion au palmarès olympique vierge est, d’un coup, entré dans la légende des Jeux. Son histoire est citée en exemple. L’ancien président américain Barack Obama y fait parfois référence.

Après Barcelone, Derek Redmond a porté plusieurs casquettes. Il s’est notamment distingué dans son habileté à livrer des discours de motivation. En 2012, son père Jim fut retenu comme l’un des porteurs de la flamme olympique avant les JO de Londres. Derek Redmond a prouvé une chose : nul besoin d’une médaille pour devenir un héros olympique.

En ce jour de fête des pères, l’ancien sprinter, aujourd’hui âgé de 51 ans, a eu une pensée pour celui qui le soutint jusqu’au bout de sa carrière : « Bonne fête des pères au plus grand homme de cette planète. »

AFP

14 juin 2017

France: l'arbitrage vidéo, acteur majeur de la saison

 

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Le président de la FIFA Gianni Infantino, montrant un écran de contrôle servant aux assistans-vidéo des arbitres, à Bari (Italie), le 2 septembre 2016AFP/Archives
 

Ils ont marqué la saison des Bleus à deux reprises mais n'étaient pas sur le terrain: les assistants-vidéo des arbitres, assis dans leur studio devant leurs écrans, ont été des acteurs majeurs de la saison 2016/17. Et eux, contrairement aux Français, sont assurés d'être au Mondial en Russie en 2018.

L'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR) est en phase de tests, mais l'issue de ces derniers ne fait pas de doute. "Nous utiliserons au Mondial-2018 l'arbitrage vidéo parce que jusqu'à présent, nous n'avons que des retours très positifs", a lâché Gianni Infantino, président de la Fifa, devant le 67e congrès de la Conmebol (Confédération sud-américaine du foot) à Santiago au Chili le 26 avril.

Même si tous les retours ne sont pas aussi "positifs". Mardi soir, au Stade de France, Raphaël Varane a été exclu sur décision de l'arbitre central Davide Massa, après consultation des assistants-vidéo.

Si le fait d'accorder un penalty est à peu près comprise, le carton rouge donné au défenseur central des Bleus, pour une faute pas si évidente sur Dele Alli, est mal passé.

"C'est dur, très dur, scandaleux même. Le penalty est (...) logique même s'il est provoqué de façon involontaire. Je ne vois dès lors pas l'intérêt de le sortir", a critiqué dans L'Equipe Alain Roche, qui évoluait au même poste que Varane dans les années 1980 et 1990 chez les Bleus.

- Spectateurs privés de ralentis -

Les téléspectateurs ont pu se faire une idée de la situation, pas les spectateurs présents au Stade de France. Devant la télé, il y a d'abord eu les gros plans de l'arbitre italien écoutant soigneusement son oreillette, puis un plan annonçant "assistance vidéo", puis une image d'hommes assis dans une régie regardant des écrans, puis la décision, puis les ralentis.

Au Stade, même séquence sauf que les ralentis ne sont pas montrés sur les écrans géants, d'où l'attente et l'incompréhension des spectateurs.

Cette fois, les Bleus l'ont emporté (3-2 face à l'Angleterre), contrairement à un autre amical perdu contre l'Espagne (2-0) sur deux décisions estampillées VAR.

Contre la "Roja", un but d'Antoine Griezmann fut invalidé car son passeur, Layvin Kurzawa, était hors-jeu au départ de l'action, tandis que le deuxième but espagnol a lui été accordé au bout du même processus, alors qu'il avait d'abord été signalé hors-jeu.

"C'est une bonne chose parce que cela rend les décisions justes" mais "cela peut tuer également le ressenti après un but", avait synthétisé le capitaine français Hugo Lloris.

Le Mondial des moins de 20 ans qui vient de s'achever en Corée du Sud a également été marqué par la VAR. En quart de finale, notamment, la vidéo y a suscité un début de controverse lors de la rencontre entre la Zambie et l'Italie.

- 'Ce n'est pas encore parfait' -

Au moment où l'attaquant zambien Edward Chilufya s'est effondré dans la surface, l'arbitre a d'abord sifflé penalty.

Avec l'aide de la vidéo, il a finalement opté pour un coup franc en dehors de la surface tout en adressant un carton rouge au joueur italien Giuseppe Pezzella, lui reprochant sans doute d'avoir annihilé une action de but, via une petite poussette sur son adversaire, très difficile à voir sur le ralenti...

Interrogé par l'AFP au lendemain du match, le sélectionneur italien n'a pas semblé en faire grand cas, d'autant que son équipe a finalement remporté la partie (3-2 après prolongation). "Je suis favorable à la vidéo", a insisté Alberigo Evani.

"Bien sûr, ce n'est pas encore parfait. Il faut un temps de rodage", a-t-il poursuivi, mentionnant outre l'exclusion litigieuse de Pezzella, un penalty, selon lui injustement accordé à l'Uruguay lors du premier match de poule entre Italiens et Uruguayens, perdu 1-0 par la Nazionale.

Mais comme l'avait dit à l'AFP Marco Van Basten, aujourd'hui responsable du développement technique à la Fifa, "en tant que joueur, une fois qu'on l'utilise, on ne peut plus s'en passer et c'est ce qui fait la force de ce projet".

AFP