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14 avril 2015

Le ministre algérien des Sports dénonce le « manque de transparence » de la CAF

 Le ministre algérien des Sports Mohamed Tahmi a dénoncé ce samedi lors d'une rencontre avec la presse sportive le manque de « transparence » de la Confédération africaine (CAF) dans l'attribution de la Coupe d'Afrique des nations 2017 au Gabon. « Il n'y a pas de transparence au niveau de la CAF », déclare le ministre qui reconnaît avoir « un sentiment de révolte » face au « mode de fonctionnement de la CAF ». « Nous avons mis à nu un dysfonctionnement de cette institution (CAF) », ajoute-t-il. M. Tahmi a soutenu que l'Algérie avait un dossier solide, précisant avoir « eu des garanties pour que les choses se déroulent (pour la désignation de l'édition 2017) de manière réglementaire ». Le ministre des Sports estime toutefois que ce n'est pas une grosse perte et que l'argent qui devait être « alloué à l'organisation de cette CAN sera utilisé pour développer le sport algérien ».

rfi
 

Médias: La guerre de l’OM et du PSG contre Canal+ mine le foot français

 

mediaLe Suédois Zlatan Ibrahimovic en bisbille avec un arbitre.AFP PHOTO / FRANCK FIFE

Alors que le Championnat de France vit une des plus passionnantes éditions de son histoire récente, les suspensions prononcées le 9 avril dernier à l'encontre du Parisien Zlatan Ibrahimovic et du Marseillais Dimitri Payet ont conduit leurs clubs, le PSG et l'OM, à boycotter la chaîne de télévision Canal +, soupçonnée d'avoir diffusée des images « dévalorisantes » pour le foot français, selon la Ligue de football professionnel.

Les téléspectateurs qui suivaient ce 12 avril 2015 le match phare de la 32e journée du Championnat de France de football (Ligue 1) sur la chaîne Canal + ont été surpris de n'entendre aucune réaction de Marseillais à l'issue de la rencontre. La déception suite à la défaite concédée à Bordeaux n'y était pour rien. Embarrassés, certains joueurs de l’Olympique de Marseille (OM) expliquaient au journaliste de la chaîne cryptée présent sur le bord du terrain qu'ils avaient des ordres.

La veille, au Stade de France, on avait assisté à une autre scène inhabituelle, cette fois pendant la conférence de presse de Laurent Blanc de l'entraîneur du PSG, à l'issue d’un succès en finale de la Coupe de la Ligue face à Bastia (4-0). Alors qu'un journaliste de Canal + venait lui poser une question, Laurent Blanc s’est tourné vers le chef de presse du Paris Saint-Germain qui lui a alors précisé qu'il n'avait pas le droit d'y répondre.

Le PSG et l'OM boycottent Canal +


L'explication tient dans deux communiqués quasi-identiques, publiés le 10 avril 2015 par les deux clubs, où ils annoncent leur intention de boycotter Canal + jusqu'à la fin de la saison. Ils reprochent à la chaîne d'avoir diffusé des images ayant conduit à la suspension des deux stars de ces deux clubs, l’attaquant du PSG Zlatan Ibrahimovic (quatre matches de suspension) et le milieu de terrain offensif de l’OM Dimitri Payet (deux matches) pour des propos injurieux envers les arbitres. Un boycott appliqué par tous les acteurs des deux clubs (dirigeants, encadrement technique, joueurs). En revanche, ni le PSG ni l'OM n'ont l'intention de renoncer à la part des droits de retransmission que leur versera Canal + à la fin de la saison...

Si la position de ces deux clubs a de quoi surprendre, le soutien que leur apporte la Ligue de football professionnel (LFP) étonne encore davantage. La LFP s'apprête même à envoyer, selon le quotidien L'Equipe, un courrier à la chaîne cryptée pour lui rappeler que le contrat de diffusion l'engage « à ne pas promouvoir des scènes contraires à l'image du football (attitudes inappropriées des acteurs ou des spectateurs) et à donner une image positive du football en mettant l'accent sur les beaux gestes et le beau jeu ». Bref, comme le remarquait hier soir le journaliste Pierre Ménès, une des têtes d'affiche de Canal +, « on passe les images quand ça arrange les clubs, pas quand ça ne les arrange pas ».

Un silence qui s'étend à l'international


La position des deux clubs, et encore plus celle de la LFP, agacent pourtant d'autres dirigeants du football français, inquiets que ce comportement puisse à terme « coûter en droits télé aux clubs dans la valorisation de la Ligue 1 », comme le confiait Jean-Michel Aulas, le président de l’Olympique lyonnais. Car Canal + paie cher pour diffuser les meilleures affiches du Championnat de France de football ; jusqu'à 540 millions d’euros par an.

D'autant que la chaîne cryptée ne se contente pas de les diffuser en France, puisqu'elle est aussi productrice des images de ces rencontres à l'international. En privant Canal + de toute déclaration, les Parisiens et les Marseillais boycottent indirectement la diffusion de la Ligue 1 dans une centaine de pays, dont plusieurs en Afrique, ce qui va à l'encontre du propre cahier des charges mis au point par... la LFP.

Cette semaine, l'affaire pourrait même franchir un nouveau palier puisque le Paris Saint-Germain a fait savoir son intention d'étendre son boycott contre Canal + aux matches de coupe d’Europe, alors que ses deux confrontations avec le FC Barcelone, en quarts de finale de la Ligue des champions, seront diffusées par la chaîne cryptée. Une position qui va à l'encontre des règlements prévus par l'UEFA, organisatrice de la Ligue des champions, qui oblige l'entraîneur et un ou deux joueurs du club à répondre aux questions du média qui diffuse le match, à la fin de la partie. Le Paris Saint-Germain semble prêt à défier cette obligation, quitte à s'exposer à une sanction financière de la part de l'UEFA.

Des tensions au sein de la Ligue?


Quelle que soit l'issue de ce conflit inédit dans le football français, les conséquences risquent d'être durables et d'alourdir une ambiance déjà tendue autour des droits de diffusion depuis l'arrivée en France de BeInSport, la chaîne de sports du groupe Al-Jazeera, proche du PSG. Et même au-delà, puisque la position anti-Canal + adoptée par le président de la Ligue, Frédéric Thiriez, irrite une partie des dirigeants des clubs qui s'étonnent de ne pas avoir été consultés au sein du conseil d'administration de la LFP.

rfi, Alejandro Valente

13 avril 2015

JUSTICE: Le footballeur sénégalais Souleymane Diawara incarcéré à Marseille

 

mediaL'ex-international sénégalais Souleymane Diawara.AFP PHOTO / JEAN CHRISTOPHE MAGNENET

Le défenseur sénégalais de l'OGC Nice (Ligue 1) Souleymane Diawara a été mis en examen et écroué à la prison des Baumettes, jeudi 9 avril au soir à Marseille, dans le cadre d'une enquête sur une « extorsion » de fonds.

Âgé de 36 ans, l’ancien international sénégalais a été mis en examen pour « extorsion de fonds et tentative » d'extorsion de fonds, et placé en détention provisoire, jeudi 9 avril au soir, aux Baumettes. La veille, il avait été placé en garde à vue puis déféré devant le parquet et mis en examen. Quatre autres personnes, dont le frère de Souleymane Diawara, ont également été mises en examen, toujours pour « extorsion de fonds et tentative », et écrouées.

Une voiture comme litige

Selon une source proche de l'enquête, Diawara aurait été victime d'une escroquerie et aurait tenté de se faire justice lui-même, aidé de comparses. Une vente de voiture serait au cœur de cette affaire. Un habitant d’un village des Alpes de Haute-Provence dans le sud de la France aurait cédé un Porsche Cayenne pour la somme de 50 000 euros. Le joueur aurait payé en liquide, mais le véhicule était déclaré volé et recherché par la police. L'individu visé, qui a subi des «pressions» pour rembourser le bien, a porté plainte. Il a été entendu par la gendarmerie. Les avocats du footballeur auraient déjà déposé un référé pour sa remise en liberté.

Un litige qui « n'a rien à voir avec le club »

Souleymane Diawara a été formé au Havre avant de jouer à Sochaux (2003-2006) et Bordeaux (2007-2009). Mais c'est surtout comme défenseur central de l'Olympique de Marseille qu'il a étoffé son palmarès, remportant notamment un championnat (2010) et deux Coupes de la Ligue (2010 et 2011). Après cinq saisons à l'OM, qui a décidé de ne plus jamais attribuer son numéro 21 pour lui rendre hommage, Diawara avait rejoint l'OGC Nice en 2014. L'entraîneur adjoint du club de Nice, Fred Gioria s'est dit « très peiné pour l'homme, qui est quelqu'un de très très bien. Nous n'en savons pas plus, cela n'a rien à voir avec le club ».

rfi