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24 avril 2015

Stéphane Mbia: «Que Volker Finke continue est une évidence»

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Le sélectionneur de l'équipe du Cameroun Volker Finke (à gauche) et le capitaine des Lions indomptables Stéphane Mbia, lors d'une conférence de presse pendant la CAN 2015.AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

Le contrat de Volker Finke à la tête de l’équipe du Cameroun touche à sa fin. Pour son capitaine, Stéphane Mbia, l’entraîneur doit toutefois rester en poste. Le milieu de terrain assure que l’Allemand est le plus apte à mener les Lions indomptables à la Coupe d’Afrique des nations 2017.

RFI : Stéphane Mbia, le contrat du sélectionneur de l’équipe du Cameroun touche à sa fin. Souhaitez-vous que Volker Finke continue à diriger les Lions indomptables lors des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2017 ?

Stéphane Mbia : Pour moi, c’est une évidence. Après l’échec de la Coupe du monde, le Cameroun s’est lancé dans un plan de reconstruction. C’est passé par un changement de mentalité et le renouvellement de l’effectif à 95%. Je suis tout à fait d’accord avec l’idée qu’il continue avec ce groupe qu’il est en train de créer.

Il faut rappeler qu’on a perdu un seul match durant la CAN 2015, contre la Côte d’Ivoire, le vainqueur du tournoi. Pour moi, c’est une évidence qu’il continue.

Volker Finke est donc l’homme de la situation selon vous ?

Tout à fait. Je le répète. On a perdu un seul match durant cette campagne. Face à la Côte d’Ivoire, lors de ce match-là, à ce moment précis, on a manqué d’expérience. Plusieurs jeunes découvraient la CAN. Ce n’était pas évident.

Je pense que d’ici 2017, les jeunes joueurs auront acquis suffisamment d’expérience afin de s’affirmer lors de la prochaine CAN.

Les autres joueurs soutiennent-ils Volker Finke ?

Oui, tout à fait, à 200%.

Volker Finke semble être très impopulaire au Cameroun. Est-ce que c’est un problème, cette impopularité ?

(Il hésite) Vous savez, rare sont les entraîneurs qui ont d’excellents rapports avec la presse camerounaise. Il y a un contexte particulier au Cameroun. La presse reflète l’engouement des Camerounais pour l’équipe nationale. Ce n’est pas toujours évident.

Les supporters aussi semblent avoir une mauvaise opinion de Volker Finke. N’est-ce pas trop difficile à assumer comme situation ?

C’est un peu difficile. Comme je l’ai dit, la presse reflète l’engouement des supporters. Ces derniers attendent des résultats. Par le passé, on en a eu d’excellents. Ils veulent la même chose.

On a vu cet engouement lors des éliminatoires (de la CAN 2015). Les supporters ont été déçus qu’on n’ait pas continué sur cette lancée-là. […]

Que pensez-vous du groupe du Cameroun en éliminatoires de la CAN 2017, avec l’Afrique du Sud, la Mauritanie et la Gambie ?

C’est un groupe difficile. Le niveau de la plupart des équipes africaines a encore progressé. Pour moi, ce sera donc dur…

Et vous tenez donc à être le capitaine qui guide ces jeunes joueurs lors de la prochaine CAN ?

(Il rit) Moi, je ne suis qu’un relais entre le manager et mes coéquipiers. Je pense que le plus important est de donner une bonne image sur le terrain.

rfi, David Kalfa

Ligue des champions: Barça-Bayern et Juventus-Real en demis

 

mediaLe Barcelonais Lionel Messi, le Munichois Robert Lewandowski, le Turinois Carlos Tevez et le Madrilène Cristiano Ronaldo (de gauche à droite).Reuters (montage RFI)

Les demi-finales de la Ligue des champions de football opposeront le FC Barcelone (Espagne) au Bayern Munich (Allemagne) et la Juventus Turin (Italie) au Real Madrid (Espagne), les 5 et 6 mai (matches aller), puis les 12 et 13 mai (matches retour).

LIGUE DES CHAMPIONS : LES DEMI-FINALES

Demi-finales aller les 5-6 mai

FC Barcelone (Espagne)-Bayern Munich (Allemagne)
Juventus Turin (Italie)-Real Madrid (Espagne)

Demi-finales retour les 12-13 mai

Bayern Munich (Allemagne)-FC Barcelone (Espagne)
Real Madrid (Espagne)-Juventus Turin (Italie)-

 

NB : La finale aura lieu le 6 juin 2015 à Berlin, en Allemagne.

rfi

23 avril 2015

Condamnation de 11 à 15 ans de réclusion contre 5 agresseurs de joueurs de l'OM

 

mediaLa maison de Vitorino Hilton, alors joueur de l'OM, victime d'une agression avec sa famille à son domicile, le 13 juillet 2011 à MarseilleAFP/Archives
 

Des peines de onze à quinze ans de réclusion criminelle ont été prononcées, mercredi, par la cour d'assises des mineurs des Bouches-du-Rhône contre les cinq membres d'un commando qui, en mai et juillet 2011, avait notamment agressé des joueurs de l'Olympique de Marseille à leur domicile.

A la lecture du verdict, des injures et des menaces ont été proférées à l'adresse des jurés et de l'avocate générale par l'un des accusés et par des membres du public.

La peine la plus lourde - quinze ans de réclusion - a été prononcée par défaut contre un accusé âgé de 17 ans au moment des faits. Il avait été remis en liberté au terme de deux années de détention provisoire.

Les quatre autres membres de cette bande ont été condamnés, l'un à onze ans de réclusion, un autre à treize ans et les deux derniers à douze ans de réclusion. L'avocate générale avait réclamé, mardi, des condamnations plus lourdes contre les cinq accusés : quatre peines de vingt et une de quinze ans. Les jurés ont retenu l'excuse de minorité pour les accusés mineurs.

En juillet 2011, le joueur brésilien Hilton Vitorino da Silva, aujourd'hui défenseur à Montpellier, son épouse, leurs enfants âgés de 5 et 9 ans, ainsi que six membres de leur famille avaient été agressés peu avant minuit dans la maison du footballeur située dans un quartier bourgeois de Marseille.

Hilton Vitorino da Silva avait reçu des coups de crosse sur le crâne et avait été menacé à l'aide d'une arme. En mai 2011, quatre proches d'André et Jordan Ayew dont l'épouse du premier, alors enceinte, avaient été molestés et menacés dans une villa de Roquevaire (Bouches-du-Rhône).

Au total, les cinq accusés étaient jugés pour treize agressions. Outre les home-jacking commis au préjudice des joueurs, ils répondaient de deux autres agressions à domicile de particuliers ainsi que du braquage de six tabacs et trois supérettes. Ces faits s'étaient échelonnés entre décembre 2010 et octobre 2011. Les accusés, la plupart déjà condamnés et ayant précédemment connu la prison, sont originaires de La Cayolle, une cité sensible de Marseille, classée en zone de sécurité prioritaire.

AFP