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24 août 2017

Football: Retour à zéro avec un Comité de normalisation au Cameroun

 

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Le siège de la Fédération camerounaise de football.Reinnier KAZE / AFP

La Fédération internationale de football (FIFA) a annoncé la mise en place d'un Comité de normalisation au sein de la Fédération camerounaise (Fécafoot), le 23 août 2017 à Zurich. La FIFA veut mettre un terme à un conflit au sujet de l'élection du président de la Fécafoot qui dure depuis deux ans. Conflit qui menace un peu plus l'organisation de la Coupe d'Afrique des nations 2019 au Cameroun.

Coup fatal à l'organisation de la CAN 2019 au Cameroun ou décision salutaire pour le football camerounais ? La Fédération internationale de football (FIFA) a annoncé la mise en place d'un Comité de normalisation (CN) au sein de la Fédération camerounaise (Fécafoot).

Ce CN doit, d'ici le 28 février 2018, « sortir de l’impasse » une institution ravagée par une guerre interne, indique la FIFA dans un communiqué. Encore...

En juillet 2013, la FIFA avait en effet procédé de la même manière, suite à la réélection contestée en juin 2013 de l’ex-président de la Fécafoot, Mohammed Iya. Ce dernier purge actuellement quinze années de prison pour des détournements de fonds au sein d'une société d'Etat.

Toujours le même problème depuis quatre ans

Retour à la case départ pour le football camerounais, ce 23 août 2017, dont le siège a été investi par les forces de l'ordre, comme il y a quatre ans... C'est encore et toujours la présidence de la Fécafoot qui pose problème. Depuis deux ans, diverses factions se déchirent au sujet de l'élection en septembre 2015 de Sidiki Tombi a Roko, le successeur d'Iya Mohammed. Ses opposants affirment notamment que les statuts de la Fécafoot ne sont pas en conformité avec la loi camerounaise et que le résultat du scrutin de 2015 est donc illégitime.

En novembre 2015, à la suite d'un invraisemblable imbroglio politico-juridique, la victoire de Tombi a Roko et de son équipe est invalidée par la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC). Décision en partie confirmée, en février 2016, par le Tribunal arbitral du sport (TAS), un organisme basé à Lausanne et qui est considéré comme la juridiction suprême en matière de litiges sportifs.

En juillet 2017, la FIFA tente une ultime médiation entre les différentes parties, à Conakry. En vain. Dans la foulée, les dirigeants de la Fécafoot rejettent une nouvelle fois les décisions du CNOSC et du TAS, s'estimant forts du soutien de l'Etat camerounais. La mise en place d'un Comité de normalisation est alors déjà dans l'air mais Sidiki Tombi a Roko et ses proches rejettent avec véhémence l'éventualité d'être mis sous tutelle par la FIFA.

Adieu la CAN 2019 au Cameroun ?

Cette décision de la FIFA tombe au plus mal. Le Cameroun vient enfin de mettre en place un Comité d'organisation de la Coupe d'Afrique des nations 2019, trois ans après avoir été désigné pays hôte par la Confédération africaine de football (CAF). Un délai anormalement long.

Les autorités Camerounaises ont en effet décidé de redoubler d'efforts en vue de la CAN 2019, après avoir accumulé un énorme retard. Elles espéraient ainsi répondre au défi lancer par la CAF, en juillet dernier : organiser un tournoi avec 24 équipes contre les 16 initialement prévues. Ce qui suppose davantage de moyens financiers, de stades pour disputer les matches et davantage d'hôtels pour accueillir les équipes, les délégations, les supporters, les médias...

Une visite d’inspection des installations camerounaises devaient d’ailleurs avoir lieu ce mois-ci. Celle-ci a été reportée sine die par la CAF, suite au « désistement » d’un cabinet d’audit censé évaluer le dossier du Cameroun…

Y aura-t-il encore un dossier à évaluer, au rythme où le football camerounais s'enfonce ? Propsère Nkou Mvondo, président du Ngaoundéré Football Club et l'un des opposants à Sidiki Tombi a Roko, veut y croire : « Je ne sais pas si cette décision de la FIFA, qui va dans le sens de la normalisation, va remettre en cause l’organisation de la CAN. Je pense que ce sera le contraire. Il s’agit pour nous de l’organiser avec une Fédération camerounaise pure et des dirigeants légitimement élus ! »

rfi

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