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24 avril 2017

Le Pen - Macron: deux projets très différents pour le sport

 

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Marine Le Pen et Emmanuel Macron, candidats au deuxième tour de l'élection présidentielle française 2017.REUTERS/Charles Platiau & BORIS HORVAT / AFP - Montage RFI

Les deux finalistes pour l’élection présidentielle française 2017 ont des projets très différents au sujet du sport. Alors que Marine Le Pen veut défendre les sportifs amateurs, les petits clubs et privilégier les athlètes hexagonaux, Emmanuel Macron, lui, prône surtout une pratique qui favorise la cohésion sociale, la santé publique et le rayonnement économique du pays.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le sport aura rarement été au cœur de la campagne présidentielle 2017. Les onze candidats ont peu abordé les thématiques liées à la pratique sportive, qu’elle soit de haut niveau ou purement récréative.

« François Fillon et Benoît Hamon n’étaient pas mauvais sur le sujet, explique Jean-Damien Lesay, collaborateur de rfi.fr et spécialiste des politiques sportives en France. Leurs programmes étaient très complets. Chacun était épaulé par des parlementaires très spécialistes du sujet ».

Mais qu’en est-il concernant les finalistes pour le second tour ? « On sent que ce n’est pas le sujet de Marine Le Pen, souligne Jean-Damien Lesay. Quant à Emmanuel Macron, il propose des choses qui ont déjà été mises en route. Il met surtout l’accent sur le sport en entreprises. Il y a d’autres sujets-clés qu’il n’aborde pas ». Comme le dopage ou la violence.

Pour Macron, le sport est surtout un enjeu de cohésion et de santé

De fait, Emmanuel Macron insiste sur l’importance sociale et sociétale du sport. « C’est un enjeu pour la cohésion de notre société, notre santé publique, le rayonnement de notre pays et de notre économie », indique son programme.

Le candidat d’En Marche souhaite notamment promouvoir la pratique des demandeurs d’emploi, des retraités, des ouvriers, des femmes, des personnes malades ou en situation de handicap. Pour y parvenir, il souhaite entre autre développer le sport dans le monde professionnel, dans le milieu scolaire et via des structures sanitaires.

L’ancien ministre de l’Economie veut par ailleurs faire du sport « un atout pour l’économie française ». Il défend ainsi les candidatures du pays à l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques 2024 et à la Coupe du monde de rugby 2023.

Enfin, celui qui est arrivé en tête du premier tour prône une évolution de l’organisation du sport en France. Que ce soit dans la gestion des grandes structures (Comité olympique, Fédérations, etc.) ou dans la formation de ses acteurs, professionnels ou bénévoles.

Une mesure-phare chez Marine Le Pen

La réflexion de Marine Le Pen est moins étoffée que celle de son rival. Dans ses 144 engagements présidentiels, seuls les numéros 116 et 117 sont purement consacrés au sport. Le numéro 116 est toutefois concret. Il évoque « un contrat de haut niveau d’une durée de trois ans » et renouvelable qui doit permettre aux sportifs amateurs qui représente la France lors de grandes compétitions de « vivre dignement et de se consacrer entièrement à leur discipline ».

L’autre évoque un soutien aux petits clubs. Le but étant « de permettre la présence d’un maximum de joueurs français dans des clubs professionnels et de lutter contre la financiarisation du sport professionnel ».

La candidate du Front National ajoute qu’il faut « renforcer les actions contre la violence dans le sport amateur ».

Quant aux JO 2024, l’entourage de Marine Le Pen a indiqué qu’il était favorable à leur organisation par Paris, « dès l’instant où les principales infrastructures sportives existent déjà et qu’elle [n’engageront] pas d’investissements majeurs. »

rfi

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