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17 février 2017

Tensions entre la CAF et le Cosafa, à un mois de la présidentielle

 

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Le président de la Cosafa, Phillip Chiyangwa.Cosafa

Le ton monte entre le Conseil des associations de football en Afrique Australe (Cosafa) et la Confédération africaine de football (CAF). Cette dernière reproche au Cosafa d’organiser une réunion officielle sans son approbation, le 24 février. Le tout sur fond de rivalités politiques pour l’élection du président de la CAF, le 16 mars à Addis-Abeba.

A un mois du soixantième anniversaire de la Confédération africaine de football (CAF), l’ambiance est tendue dans les hautes sphères du foot africain.

La raison ? Le Conseil des associations de football en Afrique Australe (Cosafa), une structure affiliée à la CAF, compte organiser une réunion avec des délégués d’autres régions, le 24 février à Harare, et ce sans en référer à la maison-mère. Ce qui est contraire aux statuts de la CAF et du Cosafa.

Des sources concordantes annoncent en outre que le patron de la Fédération internationale (Fifa), Gianni Infantino, pourrait y participer, malgré le mécontentement grandissant de la CAF.

« Une simple fête pour mon anniversaire »

Le 11 février, le Secrétaire général de la CAF, Hicham El Amrani, a envoyé une lettre rappelant à l’ordre le Cosafa et son président, Phillip Chiyangwa.

Chiyangwa, dans un courrier daté du 14 février, rétorque que le rendez-vous du 24 février «est seulement une fête pour [son] anniversaire et une occasion de célébrer [son] accession à la présidence du Cosafa » et que « de [son] point de vue, cela ne viole les statuts d’aucune institution ». Après avoir invoqué le respect des Droits de l’Homme, le dirigeant zimbabwéen conclut en réclamant des excuses. Ambiance…

Tensions politiques

Cet échange intervient alors que le Cosafa a annoncé ce 11 février son intention de soutenir le Malgache Ahmad, seul rival d’Issa Hayatou, pour la présidence de la CAF, prévue le 16 mars 2017 à Addis-Abeba. Les quatorze membres du Cosafa – essentiellement des pays anglophones – semblent vouloir écarter du pouvoir le Camerounais, en poste depuis 1988 et qui brigue un huitième mandat.

La candidature d’Ahmad, annoncée durant la Coupe d’Afrique des nations 2017, a surpris. Le président de la Fédération de Madagascar, membre du Comité exécutif, est peu connu. Son nom a été cité par la presse dans une affaire de corruption entourant l’attribution de la Coupe du monde 2022, sans mise en accusation formelle.

Le patron du foot malgache est parfois présenté comme le candidat de Gianni Infantino. Mais le Suisse, élu à la tête de la Fifa il y a un an, se déclare neutre dans cette affaire. « Il appartient aux membres de la CAF de décider de manière démocratique du sort de ces élections. Ça ne dépend pas du président de la Fifa », a-t-il indiqué ce 16 février à Doha, et ce à quelques jours d’une réunion en Afrique du Sud.

 rfi
 

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