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21 décembre 2016

Dopage: la Russie toujours pointée du doigt

 

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Le drapeau russe porté lors de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques d'hiver 2014 à Sotchi.REUTERS/Issei Kato

Tous les regards convergent encore vers la Russie après les révélations du deuxième volet du rapport McLaren. La Fédération de bobsleigh et skeleton a retiré les Mondiaux de 2017 à Sotchi. En biathlon, le Français Martin Fourcade menace de boycotter des épreuves de la Coupe du monde. Côté football, le président de la Fifa, Gianni Infantino, assure que la meilleure solution ne passe pas par le boycott du Mondial 2018.

Le rapport McLaren ne laisse pas insensibles les instances internationales sur l’état du dopage en Russie. Le 9 novembre dernier, lors du second volet dévoilé par le juriste canadien Richard McLaren, plus de 1 000 sportifs russes et plus de 30 sports sont mis en cause dans des pratiques dopantes. Richard McLaren a précisé que les identités de 695 sportifs, dont 19 non-Russes, avaient été transmises aux fédérations internationales concernées.

La Russie peut-elle accueillir la Coupe du monde de football ?

Pour le président de la Fifa, Gianni Infantino, il n’y a aucune raison pour que la Coupe du monde ne se déroule pas sur le sol russe. « Les boycottages et les exclusions n'ont jamais résolu aucun problème. La Fifa n'est pas le gendarme du monde, ni la police mondiale du dopage », déclare dans une interview à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel celui qui dirige le football mondial, parue ce lundi 19 décembre, en réponse à une question sur d'éventuelles conséquences de ce scandale sur l'organisation du Mondial 2018.

Toutefois, Gianni Infantino ne prend pas à la légère ces cas de dopage. « Nos organes disciplinaires se saisiront de tout ce qui a trait au football dans le rapport McLaren », assure l’Italo-Suisse âgé de 46 ans, qui ajoute que les instances de la Fifa « attendent encore d'avoir accès à toutes les informations, mais la Fifa a par ailleurs son propre système anti-dopage. J'ai confiance, nos mesures anti-dopages fonctionneront ».

La Coupe du monde de football aura fait couler beaucoup d’encre. Après les soupçons « de blanchiment d'argent et gestion déloyale » entourant son attribution, d’ailleurs les médias anglo-saxons accusent des membres du Comité exécutif de la Fifa, au moment du vote, d’avoir choisi la Russie et/ou le Qatar contre de l’argent, ce sont maintenant les révélations du présumé « système de dopage d’Etat sécurisé » russe, qui font vaciller la Russie.

Les sports d’hiver se rebiffent

La Fédération internationale de bobsleigh et skeleton (IBSF) a décidé le mardi 13 décembre de retirer à la ville olympique de Sotchi, l'organisation des Mondiaux 2017 en février en raison du scandale de dopage touchant la Russie. « Le comité exécutif de l'IBSF a eu le sentiment que durant cette période difficile il est prudent de ne pas organiser un tel événement en Russie ». L’IBSF a suivi les recommandations du Comité international olympique (CIO) qui, avant même les conclusions du rapport McLaren, avait décidé de prolonger les mesures à l'encontre de la Russie, parmi lesquelles figurait notamment l'impossibilité d'organiser un grand événement sportif sur son sol. Les Mondiaux 2017 de bobsleigh et skeleton seront organisés en Allemagne, à Königssee, du 13 au 26 février.

Il n’y a pas que les fédérations qui se mêlent à la lutte, les sportifs également. En biathlon, le double champion olympique français Martin Fourcade a menacé, le jeudi 15 décembre, d'organiser le boycott des épreuves de la Coupe du monde, si la Fédération internationale de biathlon (IBU) se montre clémente avec les Russes convaincus de dopage. L'IBU, l'instance suprême de ce sport, a indiqué dans un communiqué que 31 biathlètes russes étaient visés dans le rapport Mc Laren.

Martin Fourcade a été clair dans ses intentions quant aux futures décisions: « Ce n'est pas comme s'il y en avait un ou deux. Ce sont 31 athlètes qui s'ajoutent aux 12 que l'on avait déjà dans le biathlon. J'espère que si ma Fédération n'a pas "assez de couilles" pour prendre une décision, les athlètes prendront la leur. Si rien n'est fait d'ici janvier, je demanderai à mes collègues de ne pas concourir. Je serai fier de le faire pour que mon sport soit propre », a déclaré le Français de 28 ans sur la chaîne de télévision norvégienne NRK. La Fédération internationale, qui a nommé un groupe d'experts, a précisé qu'elle proposera le 22 décembre des sanctions pour ces 31 athlètes russes.

rfi

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