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05 août 2015

Dopage: la Fédération internationale d’athlétisme riposte

 

mediaLe Sénégalais Lamine Diack, président de la Fédération internationale d'athlétisme.uda Mendes/Getty Images for IAAF/AFP

La Fédération internationale d’athlétisme (Iaaf) riposte aux accusations de laxisme dans la lutte antidopage, trois jours après avoir été mise en cause par la chaîne de télévision allemande ARD et le quotidien britannique Sunday Times. L’Iaaf dénonce ainsi des allégations « sensationnalistes et trompeuses» concernant 800 contrôles sanguins présentés comme suspects.

« Des allégations sensationnalistes et trompeuses. » Lamine Diack, le président de la Fédération internationale d’athlétisme (Iaaf), avait promis une riposte point par point aux accusations formulées par ARD et le Sunday Times le 1er août. Il aura fallu trois jours à l’Iaaf pour préparer sa réponse à la chaîne de télévision allemande et au quotidien britannique.

Les deux médias avaient entre autre assuré avoir décelé 800 cas potentiels de dopage, au sein d'une base de données de l’Iaaf présentée comme « secrète », ce qui nie cette dernière. Celle-ci contiendrait les résultats de quelques 12.000 prélèvements sanguins effectués entre 2001 et 2012 sur près de 5.000 athlètes. Certains présenteraient des paramètres anormaux et suspects, comparables à ceux constatés dans le cyclisme - une discipline souvent poingtée du doigt - au début et au milieu des années 2000.

L’Iaaf tacle l’Agence mondiale antidopage

Mais « la suspicion seule n'est pas une preuve de dopage », rétorque l’Iaaf dans un communiqué, ce 4 août 2015. L’ARD et le Sunday Times s’appuie sur les conclusions de deux célèbres chercheurs australiens, Michael Ashenden et Robin Parisotto. L’Iaaf contre-attaque de son côté en citant le Professeur Giuseppe d'Onofrio, une autre sommité. « Il n'y a pas de place pour les raccourcis, les approches simplistes ou le sensationnalisme quand la réputation et la carrière des athlètes sont en jeu », lâche-t-il.

L’Iaaf rappelle de son côté « qu’une large proportion de ces échantillons sanguins ont été collectés avant la mise en place du Passeport Biologique », un système de suivi longitudinal des athlètes lancé fin 2009. Ces échantillons « ne peuvent donc pas servir à prouver des cas de dopage ». Le communiqué ajoute : « Nous réfutons totalement les allégations selon lesquelles l’Iaaf n’a pas suivi de manière appropriée des profils suspects. » La Fédération internationale d’athlétisme martèle : « Plus d’athlètes ont été bannis pour tricherie par l’Iaaf que par toutes les autres fédérations sportives et agences nationales antidopages réunies. » D’où sa « surprise » et son mécontentement suite à l’inquiétude concernant cette affaire exprimée par Craig Reedie, le président de l’Agence mondiale antidopage.

L’Iaaf reconnaît des manquements en Russie et au Kenya

Tout juste l’Iaaf admet-elle que la Russie et le Kenya, deux pays pointés du doigt par ARD et le Sunday Times, ont un vrai problème avec le dopage. « L’Iaaf ne recule pas devant ce fait », assure l’instance, à moins de trois semaines des Championnats du monde à Pékin (22-30 août).

rfi

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