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13 juillet 2015

Des Emirats à la Chine, le talent gâché d’Asamoah Gyan

 

mediaLe Ghanéen Asamoah Gyan à l'entraînement.REUTERS/Toru Hanai

A 29 ans, le Ghanéen Asamoah Gyan a quitté le club émirati Al Aïn pour s’engager deux saisons en Chine, avec le Shanghai SIPG. Un choix décevant de la part d’un des meilleurs attaquants africains de sa génération.

Il aurait pu sans doute devenir l’égal d’un Didier Drogba ou d’un Samuel Eto’o. Mais Asamoah Gyan n’a pas fait les mêmes choix de carrière que l’Ivoirien et le Camerounais, passés par les plus grands clubs au monde. Le Ghanéen, lui, a choisi une voie exclusivement lucrative, bien avant d’être en âge de prendre sa préretraite.

Après quatre saisons à Al Aïn, aux Emirats arabes unis, Asamoah Gyan, a fait une nouvelle fois le choix de l’argent. A 29 ans, l’avant-centre a en effet décidé de rallier la Chine. Il s’est engagé avec le club Shanghai SIPG, à un âge où un buteur est au sommet de son art.

La presse britannique évoque un salaire hebdomadaire de 315.000 euros pour le Black Star, en échange d’un transfert de 20 millions d’euros. « Je remercie Dieu en ce jour spécial, ainsi que ma famille, mes anciens partenaires à Al Aïn et mes fans », a réagi l’intéressé.

Un début de parcours cohérent

Asamoah Gyan a commencé sa carrière au Ghana, sous les couleurs des Liberty Professionnals (2003). Repéré par Udinese, un club italien actif en Afrique, le Ghanéen part en Italie, en 2003.

Après deux années de prêt à Modène, en deuxième division italienne, Asamoah Gyan se distingue lors de la Coupe du monde 2006. Face à la République tchèque, à 20 ans, il inscrit le tout premier but de l’histoire du Ghana lors d’un Mondial.

Udinese lui donne sa chance les deux saisons suivantes, avant de le vendre au Stade rennais, en 2008, après une Coupe d’Afrique des nations à domicile où le joueur reçoit des menaces de mort.

En France, celui qu’on surnomme « Baby Jet » alterne le génial et le quelconque. Mais il trouve de bonnes conditions pour poursuivre sa progression.

2010, une année faste

En 2010, Asamoah Gyan vit une saison pleine. Il conduit une équipe du Ghana en finale de la Coupe d’Afrique des nations (défaite 1-0 face à l’Egypte), malgré un groupe décimé. Quelques mois plus tard, face à l’Uruguay, les Black Stars manquent de très peu une qualification historique pour l’Afrique en demi-finale de Coupe du monde. Le numéro 3 rate un penalty décisif mais voit sa cote s’envoler.

Le club anglais de Sunderland l’engage contre 13 millions de livres. En Premier League, l’Ouest-Africain réalise une saison solide, prometteuse. Avant de filer aux Emirats arabes unis, à 25 ans.

Un phénomène physique

Le séjour dans le golfe n’a rien d’une parenthèse. Asamoah Gyan végète dans un championnat émirati de second rang. Ce qui ne l’empêche pas de rester performant en équipe nationale.

Doté de capacités physiques hors-normes, le capitaine ghanéen se distingue encore lors du Mondial 2014. Malgré le parcours décevant des Black Stars, il inscrit encore deux buts (contre l’Allemagne et le Portugal) et devient ainsi le meilleur buteur africain en coupes du monde.

Asamoah Gyan aime faire la fête, faire de la musique, promouvoir les combats de boxe. Il aime surtout le business, même si c’est parfois au détriment de sa carrière de footballeur.

rfi

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