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30 juin 2015

Sélectionneur de la Côte d’Ivoire: Frédéric Antonetti en pôle position

 


Entrainement SRFC St-Malo 2013 (83bis).jpg

Cinq dossiers de candidature au poste de sélectionneur de l’équipe de Côte d'Ivoire ont été retenus, sur une liste de 59 candidats à la succession d’Hervé Renard. Il s’agit des Français Patrice Neveu, Michel Dussuyer et Frédéric Antonetti (en pôle position), du Portugais Paulo Duarte et du Polonais Henryk Kasperczak.

Le très convoité poste de sélectionneur de l’équipe de Côte d’Ivoire a de fortes chances de revenir à un entraîneur européen qui connaît bien l’Afrique. La Fédération ivoirienne de football (FIF) a en effet retenu les candidatures des Français Patrice Neveu, Michel Dussuyer et Frédéric Antonetti, du Portugais Paulo Duarte et du Polonais Henryk Kasperczak. Des cinq finalistes, seul Antonetti est novice sur le continent. Mais l'ancien entraîneur du stade Rennais et de l'OGC Nice selon certaines indiscrétions dans les couloirs de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF). Le natif de Venzolasca en haute-corse serait apprécié pour sa rigueur dans sa gestion d'effectif et surtout sa grande rigueur dans le travail. La rigueur, un critère important pour la FIF qui tiens à préserver l'état d'esprit qui a prévalu pendant la CAN 2015 avec Hervé Renard.

La FIF avait énoncé des critères clairs : être expérimenté, parler français et accepter de vivre à Abidjan, notamment. Des critères que remplissent bien l'ancien milieu de terrain de SC Bastia entre 1987-1990.

Patrice Neveu connaît bien l’Afrique de l’Ouest, après avoir notamment dirigé le Niger (1999), la Guinée (2004-2006) et la Mauritanie (2012-2014). Le Français, qui a abattu un travail considérable avec les Mauritaniens, aimerait désormais retrouver une sélection de premier plan, après deux années à la tête de la sélection de RDC (2008-2010).

C’est aussi le cas de Michel Dussuyer, qui a quitté ses fonctions en Guinée après la CAN 2015. L’ex-gardien de but, qui a aussi dirigé le Bénin entre 2008 et 2010, avait été adjoint d’Henri Michel à la tête des Eléphants ivoiriens, en 2006.

Henryk Kasperczak était entraîneur des Eléphants en 1993-1994

Henryk Kasperczak, lui, a déjà dirigé l’équipe ivoirienne… en 1993-1994. C’était une autre époque mais le Franco-Polonais est le plus expérimenté des cinq candidats. Il a aussi encadré la Tunisie (1994-1998), le Maroc (2000), le Mali (2001-2002 puis 2013-2015) et le Sénégal (2006-2008). Ses deux dernières CAN, en 2008 avec les Sénégalais et en 2015 avec les Maliens, ont toutefois été décevantes avec des éliminations au premier tour.

Le bilan de Paulo Duarte en Coupe d’Afrique est assez mitigé. Le Portugais n’a pas franchi le premier tour avec le Burkina Faso en 2010 et 2012. Il n’a pas su non plus qualifier le Gabon pour l’édition 2013.

Enfin, la désignation de Frédéric Antonetti serait une surprise. L’ex-coach de Bastia, Saint-Etienne, Nice et Rennes (France) ne répond pas totalement au cahier des charges de la FIF.

Celle-ci devrait dévoiler le nom du successeur d’Hervé Renard « fin juin-début juillet ». Le Français a quitté son poste pour diriger le club de Lille. Sous sa houlette, les Eléphants avaient remporté la Coupe d’Afrique des nations 2015.

rfi

29 juin 2015

UEFA: aménagements en vue pour le Fair-play financier

 

mediaLe comité exécutif de l'UEFA doit valider lundi et mardi à Prague des aménagements au fair-play financier (FPF) pour son assouplissementAFP/Archives
 

Le comité exécutif de l'UEFA doit valider lundi et mardi à Prague des aménagements au fair-play financier (FPF) pour assouplir le cadre de certains investissements viables sans ouvrir la porte à une frénésie dépensière des clubs.

Le principe du FPF est simple: les clubs engagés dans les compétitions de l'UEFA ne peuvent dépenser plus que les revenus qu'ils génèrent, sous peine de sanctions qui peuvent aller de restrictions de recrutement, jusqu'à la peine la plus sévère, l'exclusion d'une Coupe d'Europe, comme le Dynamo Moscou, équipe de Mathieu Valbuena, privé d'Europa League pour la saison à venir.

Michel Platini, président de l'UEFA, a donné le ton le 20 mai sur le site de son instance: "L'objectif du fair-play financier reste inchangé. Le fair-play financier va s'inscrire dans la durée. Nous travaillons simplement sur le passage d'une période d'austérité à une période où nous pouvons proposer plus d'opportunités de croissance durable". Et d'ajouter: "Les accords existants resteront en vigueur. Par conséquent, cela n'aura aucun effet sur les contraintes sportives et les contributions financières".

En clair, si l'agent Mino Raiola demande vraiment 100 millions d'euros pour Paul Pogba (Juventus), le Paris SG, sanctionné dans le cadre du FPF, a très peu de chances de le faire venir. Manchester City, également épinglé dans le cadre du FPF, aura sans doute plus de marge de manœuvre au mercato en raison des droits TV pharaoniques de la Premier League.

 L'UEFA confiante face aux plaintes 

 

Concernant le PSG, devenu propriété des Qataris depuis l'été 2011, les experts de l'UEFA ont jugé il y a un an que le contrat géant signé avec QTA, l'office de tourisme du Qatar, ne valait pas 200 millions d'euros mais seulement la moitié, et ont fixé des limites. Soit, principalement, une enveloppe de recrutement autorisée autour de 60 millions d'euros au-delà de laquelle le club de Laurent Blanc doit, pour étoffer son effectif, vendre et acheter des joueurs à même hauteur financière.

Les cas du PSG et de Manchester City sont les plus médiatiques. Mais aussi les plus atypiques, car ils cachent le vrai but du FPF qui est d'éviter la banqueroute aux autres clubs européens qui vivent en majorité au-dessus de leurs moyens.

"Lorsque nous avons lancé le processus, les pertes financières s'élevaient à 1,7 milliard d'euros par an. Aujourd'hui, elles avoisinent les 400-500 millions. En peu de temps, le fair-play financier a fonctionné. Il a amélioré la santé financière du football européen et offert aux clubs une base financière bien plus saine", s'est félicité Platini.

Les ajustements de Prague étaient prévus de longue date, pour ne pas figer les positions en Europe, et ne sont pas liés aux procédures judiciaires enclenchées par certains opposants au FPF. L'agent de joueurs Daniel Striani, estimant que le FPF limite les transferts, a porté plainte, de même que des fans du PSG et de Manchester City (mais aucun club n'a jamais traîné le FPF en justice).

Leur avocat, Me Jean-Louis Dupont, à l'origine de "l'arrêt Bosman" qui a libéralisé le marché des transferts il y a 20 ans, a obtenu la suspension provisoire de la deuxième phase du FPF (prévoyant le passage de 45 à 30 millions d'euros le déficit autorisé des clubs). Mais l'UEFA a fait appel, continuant ainsi à appliquer les règles du FPF, et se dit confiante vis-à-vis de la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE) qui devra trancher sur le sujet.

AFP

Copa America : l'Argentine a les coudées franches

 

mediaLionel Messi, ici sous le maillot de l'Argentine, le 26 juin 2015, lors du quart de finale de la Copa America contre la Colombie.AFP PHOTO / PABLO PORCIUNCULA

L'élimination prématurée du Brésil ouvre un boulevard à l'Argentine de Lionel Messi, plus que jamais grand favori de la Copa America 2015. Mais ni le Chili, ni le Paraguay, ni le Pérou ne disputeront pas les demi-finales, mercredi et jeudi (heure française) en victimes expiatoires.

La Copa America 2015 devait être l'occasion pour le Brésil de redorer son blason, bien terni par le 7-1 infligé par l'Allemagne lors de la dernière Coupe du monde. Encore une fois, c'est le meilleur ennemi des Auriverde qui brille.

Car le Brésil a failli. En quart de finale, le Paraguay (1-1, 4-3 tab) a replongé la Seleçao dans ses tourments. Et ouvert grand la porte au rival argentin. Car, désormais, ni le Chili, ni le Pérou, ni le Paraguay ne semblent en mesure de rivaliser avec l'armada Albiceleste des Tevez, Lavezzi, Agüero, Lamela, Pastore, Di Maria et autres Higuain... La presse locale parle déjà de «honte» pour les hommes de Dunga.

L'Argentine connaît le Paraguay

Mercredi, Lionel Messi jouera donc sa place en finale contre le surprenant Paraguay mais le Barcelonais ne doit pas pour autant s'attendre à une promenade de santé. L'Albirroja n'est peut-être pas spectaculaire mais elle ne s'avoue jamais vaincue. Et l'Argentine a déjà  pu le constater lors de son premier match du tournoi qu'elle dominait 2-0, avant de devoir se satisfaire du nul (2-2).

Finaliste de la dernière édition, le Paraguay, dirigé par l'Argentin Ramon Diaz, jouera crânement sa chance. « Personne ne nous attendait vraiment quand on est arrivé ici, mais on a montré qu'on était une équipe unie », assure ainsi Derlis Gonzalez, le buteur du FC Bâle.

Alexis Sanchez fatigué

L'autre demi-finale oppose le Chili, pays-hôte du tournoi sud-américain, au Pérou, 3e en 2011. Un "clasico du Pacifique" sulfureux entre une Roja sevrée de titre et des Incas en feu autour de leurs papys trentenaires. Sur le papier, avec Arturo Vidal (Juventus), Claudio Bravo (FC Barcelone) mais surtout Alexis Sanchez (Arsenal), le Chili part favori.

« Mais il ne faudrait pas penser trop vite à la finale, sinon le Pérou va nous punir, car ils ont de très bonnes individualités », a prévenu Matias Fernandez, le milieu offensif de la Fiorentina. D'autant que Sanchez, qui sort d'une saison aussi étincellante qu'éprouvante avec les Gunners, déçoit.  « Les jambes ne suivent pas, je ne suis pas en forme », admet le joueur de 26 ans, cantonné à un seul but et une activité minime depuis le début du tournoi.

 

COPA AMERICA 2015 : LE PROGRAMME DES DEMI-FINALES (heure française)

Mardi 30 juin

Chili-Pérou à 1h30

Mercredi 1er juillet

Argentine-Paraguay à 1h30

Finale le samedi 4 juillet (match pour la 3e place le 3 juillet)

rfi,Nicholas Mc Anally