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03 juin 2015

Fifa: le bilan africain de Sepp Blatter

 

mediaLe président démissionnaire de la Fifa Joseph Blatter (g) et Issa Hayatou (d), président de la CAF et vice-président de la Fifa.AFP PHOTO / KHALED DESOUKI

Sepp Blatter, le président de la Fifa, a démissionné de son poste mardi 2 juin. Une décision prise alors que la Fédération internationale de football association est en pleine tourmente. Son mandat a coïncidé avec l'essor du football africain au plan mondial, symbolisé par la Coupe du monde 2010 organisée en Afrique du Sud. Un soutien à l'Afrique qui n'était pas dénué de tout aspect stratégique.

A l'arrivée de Joseph Blatter en tant que directeur exécutif de la Fifa en 1990, en charge de l'organisation des Coupes du monde, l'Afrique disposait de deux places sur 24. A son départ, cinq sélections africaines ont pris part à la Coupe du monde au Brésil, parmi les 32 nations engagées.

Blatter n'a d'ailleurs jamais raté une occasion de montrer son intérêt pour l'Afrique, qu'il nommait « le continent du football », assistant notamment régulièrement aux finales de la Coupe d'Afrique des nations aux côtés d'Issa Hayatou, le Camerounais dont il a fait son vice-président à la Fifa l'an passé et pour qui la démission de Blatter a eu « l'effet d'une bombe ».

Un soutien affiché à l'Afrique et aux petites fédérations, qui a été un axe des différents mandats de Blatter, car c'était aussi un moyen d'enrayer la domination financière de la confédération européenne, l'UEFA. Avec 55 fédérations membres, l'Afrique représente un vivier de voix très important, et même crucial dans l'optique d'une élection à la présidence de la Fifa.

Et si beaucoup de dirigeants reconnaissent son travail pour les petits, ce développement du football africain s'est fait, selon certains observateurs, sans une structuration suffisante des fédérations, ce qui a entraîné des problèmes de corruption dans certains pays.

Pour Issa Hayatou, cette démission est en effet liée à ces affaires, et même si, selon lui, Blatter « n'est pas directement impliqué », le président de la CAF croit savoir que le Suisse « s'est senti responsable ». Ces problèmes de corruption, Blatter les paie aujourd'hui de sa place.

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