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31 mai 2015

Coupes du monde 2018 et 2022: pas de 6e équipe pour l'Afrique

 

mediaIssa Hayatou aux côtés de Joseph Blatter.AFP PHOTO / KHALED DESOUKI

La Fédération internationale de football (Fifa) n'a pas augmenté le nombre d'équipes africaines qui participeront aux Coupes du monde 2018 et 2022. Les Africains espéraient pourtant récupérer une sixième place.

Il n'y aura pas de sixième équipe africaine lors des Coupes du monde 2018 et 2022. Ainsi en a décidé le Comité exécutif de la Fédération internationale de football (Fifa), réuni ce 30 mai 2015 à Zurich.

La Confédération africaine de football (CAF) espérait pourtant ardemment avoir une sixième place lors des deux prochaines éditions, en Russie puis au Qatar, auxquelles 32 équipes prendront part.

Vaines tentatives depuis 2010

De fait, depuis la Coupe du monde 1998, le nombre de sélections africaines qualifiées n’a pas changé. En 2010, l'Afrique du Sud avait certes organisé le tournoi et le continent avait donc six représentants. Mais depuis le Mondial sud-africain, la CAF et son président Issa Hayatou tentent en vain de récupérer ce sixième strapontin.

« Nous sommes la plus grande confédération par le nombre de membres. Nous sommes cinquante-quatre alors que l’Europe a cinquante-trois membres, rappelait Issa Hayatou à RFI.L’Afrique a pourtant cinq représentants, alors que l’Europe en a treize ou quatorze selon les cas ».

Logique sportive et politique

Rien n’a donc changé malgré le soutien total de la CAF à la réélection du président sortant de la Fifa, Joseph Blatter.

L’Afrique paie d’une part une logique sportive implacable : aucune équipe africaine n’a jamais atteint les demi-finales de la Coupe du monde, alors que l’Europe a remporté quatre des cinq dernières éditions.

Les rapports sont en outre très tendus entre l’Uefa et la Fifa. Les Européens se sont violement opposés à la réélection de Blatter. Leur retirer une place aurait été vécu comme une déclaration de guerre. Il était donc plus simple et moins risqué de frustrer l’Afrique que de provoquer l’Europe.

rfi, David Kalfa


COUPES DU MONDE 2018 ET 2022 : LES REPRESENTANTS PAR CONFEDERATION

 


CAF (Afrique): 5
AFC (Asie): 4,5*
Uefa (Europe): 13
Concacaf (Amérique du nord, Amériques centrale et Caraïbes): 3,5*
OFC (Océanie): 0,5*
Conmebol (Amérique du Sud): 4,5*
Pays organisateur: 1
* Confédérations dont un représentant disputera des matches de barrages lors des éliminatoires face à une équipe d’une autre confédération.

Après sa réélection à la Fifa, Sepp Blatter contre-attaque

 

mediaJoesph Blatter, lors du congrès de la Fifa, le 29 mai 2015 à Zurich, en Suisse.REUTERS/Ruben Sprich

Joseph Blatter, 79 ans, a été reconduit à son poste de président de la Fédération internationale de football association (Fifa), vendredi 29 mai 2015 lors du 65e congrès de l'organisation à Zurich. Une élection qui intervenait dans un climat explosif, après l'arrestation de plusieurs cadres de la Fifa soupçonnés de corruption. Les réactions sont nombreuses après la réélection de « Sepp », qui a décidé de contre-attaquer en s'en prenant à l'UEFA et aux Etats-Unis.

Voir le grand patron du football mondial mis en difficulté par son jeune adversaire, le prince jordanien Ali Bin al-Hussein, a été une vraie surprise. Cent quarante voix étaient nécessaires pour être élu au premier tour, c'est-à-dire la majorité des deux tiers. Mais il en a manqué sept à Joseph Blatter, tandis que le prince, dernier candidat à s'être maintenu face au président sortant, obtenait 73 suffrages. Seuls la plupart des membres de l’Union des associations européennes de football (UEFA) s'étaient dits prêts à voter pour le Jordanien. Son résultat surprenant est donc, au choix, le signe que son discours a porté, ou que Sepp Blatter a perdu du crédit, explique notre envoyé spécial à Zurich, Christophe Diremszian.

Sepp Blatter se dresse en capitaine capable d'affronter la tempête

Qu'à cela ne tienne ; alors qu’on s’apprêtait à repartir pour un second tour où seule la majorité simple suffisait, soit 105 voix, le prince Ali est finalement apparu pour annoncer son retrait, au grand soulagement du président sortant, soudainement très détendu, souriant, blagueur, et qui a exprimé toute sa gratitude envers un opposant plus coriace que prévu. Malgré la tempête et les attaques, Sepp Blatter, en poste depuis 1998, reste donc debout envers et contre tout. Il n’a pas vraiment tremblé. Il savait sans doute qu’au cœur de la tornade que traverse la Fifa, la famille du football n’aurait pas envie de débarquer le capitaine.

Car dans la tempête, Sepp Blatter s'est en effet érigé en commandant de bord, appelant les membres de la fédération à travailler ensemble pour guider le navire Fifa. Certains sont restés fidèles au vieux chef, à l'instar de l'ancien international libérien George Weah. Le Ballon d'or 1995 affirme que le président est un bon leader, qu'il a fait du bien au football. Un signe que les attaques de la presse et de politiques - britanniques en particulier - et le divorce entériné avec l’UEFA - avec les appels à la démission lancés par son président Michel Platini à cette semaine -, n'ont pas altéré le respect que Joseph Blatter inspire aux fédérations non-européennes, à qui il a beaucoup donné.

 

Bien qu'adversaire déclaré à sa réélection, Michel Platini (d) félicite le président de la Fifa Sepp Blatter après le vote, vendredi 29 mai à Zurich.REUTERS/Arnd Wiegmann

Soutien au prince Ali : le Français Michel Platini persiste et signe

Pour autant, le 5e mandat du « parrain » du football mondial ne pouvait pas plus mal commencer. En faisant arrêter quelques-uns de ses plus hauts dirigeants, la justice américaine a porté un sérieux coup à l’image de l’organisation. Et ça n’est peut-être pas fini puisque de nouvelles interpellations pourraient avoir lieu. Quant aux multinationales sponsorisant la Fifa, elles sont lasses de ce climat de suspicion. Si Sepp Blatter veut réhabiliter l’institution, la laisser « plus forte » comme il l’a dit, cela passe donc par deux maîtres-mots : confiance et transparence. Car ses détracteurs l’attendent toujours au coin du bois et n’ont sans doute pas dit leur dernier mot.

« Le football a perdu », a ainsi lancé après le vote, sur Twitter, l'ancien Ballon d'or portugais Luis Figo, qui s'était retiré de la course à la présidence de la Fifa bien avant le vote. Nombreux sont ceux qui espéraient que le scandale de corruption révélé cette semaine ferait chanceler Sepp Blatter, et les critiques sont acerbes au lendemain de son réélection. « Nous sommes déçus par le résultat », a quant à lui déclaré Sunil Gulati, président de la Fédération américaine de football, alors que Michel Platini, lui aussi Ballon d'or par le passé, se montrait moins direct, se disant « fier que l'UEFA ait soutenu un mouvement pour le changement » en la personne d'Ali Bin al-Hussein.

rfi

28 mai 2015

Fifa: l’Afrique du Sud défend son Mondial

 

mediaLe ministre sud-africain à la Présidence Jeff Radebe défend la probité du Mondial 2010 dont il a fait partie du comité d'organisation.AFP PHOTO / ALEXANDER JOE

Suite aux accusations de la justice américaine visant l’attribution du premier Mondial organisé sur le continent africain, le gouvernement sud-africain a démenti jeudi toute infraction.

L’Afrique du Sud ne laissera pas salir son historique Mondial sans réagir. Après les graves accusations portées par la justice américaine, mercredi, dénonçant des faits de corruption lors de l’attribution du Mondial 2010 en Afrique du Sud, le ministre sud-africain à la Présidence Jeff Radebe, a démenti jeudi toute infraction. « Ernst & Young est un cabinet d'audit renommé. Lorsque nous avons organisé la Coupe du monde de la Fifa en juin [2010] nous avons reçu un audit impeccable [...] Il n'a jamais été suggéré qu'une quelconque infraction ait eu lieu en Afrique du Sud », a-t-il fait valoir à l’issue d’un Conseil des ministres au Cap. Le ministre, qui était à l’époque membre du comité organisateur du Mondial sud-africain, n’a pas manqué de rappeler la note attribuée par le patron de la Fifa, Sepp Blatter. « Il nous avait mis une note de 8 ou 9/10. »

Pourtant les mots de la ministre américaine de la Justice Loretta Lynch sont lourds : « Même pour cet événement historique, des dirigeants de la Fifa et d'autres ont corrompu le processus en utilisant des pots-de-vin pour influencer la décision d'attribution ». Selon l’acte d’accusation publié mercredi, il s’agirait d’une somme de dix millions de dollars versée par le gouvernement sud-africain et le comité de candidature du Mondial 2010 au Trinidadien Jack Warner, ancien président de la Confédération nord-américaine de football (Concacaf), en échange de trois voix en faveur de l'Afrique du Sud.

Jack Warner a balayé ces attaques. « Je me suis battu sans relâche contre toutes les formes d'injustice et de corruption, a-t-il écrit mercredi sur son compte Facebook. Aucune procédure en bonne et due forme ne m'a été signifiée et je n'ai même pas été interrogé sur le sujet. Je répète que je suis innocent de toute accusation. »

10 000 dollars en liquide dans un hôtel parisien

rfi