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28 février 2015

A Bastia, Giovanni Sio retrouve son appétit

 

mediaGiovanni Sio après son but face à Lille en Ligue 1, le 21 février 2015.AFP PHOTO / PASCAL POCHARD-CASABIANCA

En quête d'un renfort en attaque, Bastia a fait appel à Giovanni Sio depuis le 1er février. Et ce premier mois sous les couleurs du club corse s’est avéré très productif pour celui qui est prêté par le FC Bâle. L’international ivoirien (8 sélections) a déjà marqué deux buts en trois matches de championnat.

Giovanni Sio est de retour en Ligue 1. Cette fois, c’est au Sporting Club de Bastia qu’il aiguise son appétit de buts. Et il en a déjà marqué deux en l’espace de trois rencontres de championnat. Un contre Nantes, son club formateur, et un contre Lille. « Face à Nantes, j’étais très stressé de revenir stade de La Beaujoire. J’avais presque les larmes aux yeux. Mais je me suis canalisé, car je suis professionnel », confie à RFI Giovanni Sio.

Les retrouvailles avec Ryad Boudebouz

Son premier mois sous les couleurs bastiaises est déjà une réussite. « Bastia m’a très bien accueilli. Les gens me disaient " bonne arrivée " et c’est positif pour moi. C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai marqué mon premier but à domicile contre Lille. » A Bastia, Giovanni Sio peut de nouveau côtoyer Ryad Boudebouz, l’international algérien, ancien sochalien qu’il considère comme « un ami » avec qui « il s’entend très bien sur terrain ».

En Corse, Sio a comme l’impression de revivre son passage à Sochaux en 2013. « Le challenge ressemblait à celui de Sochaux (six mois en prêt avec 13 matches de championnat et 4 buts, ndlr) et en connaissant des coéquipiers, je savais que ce serait plus simple de m’adapter. » Lors de son premier match au stade Bonal, il avait inscrit un but face au Paris Saint-Germain, qui était reparti de Sochaux avec une défaite (3-2). Ironie du sort, il va retrouver les Parisiens au stade de France pour la finale de la Coupe de la Ligue le 11 avril prochain. « Jouer contre Paris, c’est une motivation extraordinaire ! C’est une grande équipe et il faut se surpasser », lâche l’international ivoirien. Mais on n’en est pas encore là. Il faut avancer en championnat. Depuis la victoire face à Monaco en demi-finale de la Coupe de la ligue (4 février – 0-0, 7 tab à 6), Bastia surfe sur la vague avec trois victoires en Ligue 1.

Porter à nouveau le maillot des Eléphants

L’international ivoirien avait été appelé pour la première fois en 2013. Lors de la CAN 2015 en Guinée équatoriale, Hervé Renard le sélectionneur n’a pas fait appel à lui. Mais Giovanni Sio a suivi le parcours des Éléphants. Du début à la fin. Et il se réjouit évidemment de ce titre « si important pour le peuple ivoirien ». Lui ne désespère pas de retrouver la sélection. «C’est vrai qu'à cause du manque de temps de jeu et d’efficacité, je n’ai pas été appelé. Mais si ça marche pour moi, j’ai espoir que l’on me rappelle. Il faut travailler et si je me bats, on me rappellera. Et c’est ma personnalité. » À chaque jour suffit sa peine.

« On n’est jamais certain de rien dans le football. Mais cette fois, j’aimerais bien rester en Ligue 1 dans un club qui me plaît. » Il reste encore plusieurs semaines à Giovanni Sio, 25 ans, pour exaucer son vœu et prouver que la Ligue 1 ne voudra plus le lâcher.

rfi Farid Achache

27 février 2015

FIF-Célébration CAN 2015 Apparat militaire et policier pour la Coupe

 

Tags: 

  • FIF

 

 

L’Armée et la Police ivoirienne étaient au « garde à vous » ce jeudi 26 février 2015, à l’occasion de la présentation dutrophée de la CAN 2015 à l’Etat-major général des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et à l’Ecole Nationalede Police (ENP).

 

Tenues d’apparatmarche altière et cadencéefaste militaire et policier ont alimenté le décor de cette immersion du trophéechez les hommes en tenue.

 

Au Camp Gallienichez les militaires et gendarmes, l’arrivée de la Coupe tenue par le Président de la Fédération Ivoirienne de Football (FIFdebout dans un commande-carannonçait les couleurs devant un parterre de personnalités composé du Ministrechargé de la Défense, des Généraux, des Officiers supérieurs, des Officiers généraux et des hommes du rang.

 

Avouant sa vive émotion, M. Bamba Cheick Daniel, en sa qualité de Membre du Comité Exécutif de la FIF, a eu ce messagedevant la haute hiérarchie militaire.

 

« Il était une fois un de vos bataillons mis en mission. Cette phalange est allée sur le champ de bataillecette fois avec lesmousquets aux pieds. (…) Le drapeau national n’est pas resté sur le champ de bataille. La phalange est revenue avec ledrapeau et une prise : la coupe ».

 

Les honneurs ont été rendus au drapeau national. Avec les mots, il en a été de même pour les « combattants footballeurs » et pour les représentants de la Fédération.

 

« Chaleureuses félicitationsNous réussirons nos missions en calquant l’exemple des Eléphants », a suggéré en guise d’ordreà sa troupe, le GlSoumaïla Bakayoko, Chef d’Etat-major général des FRCI.

 

Message réçu et prolongé par la rhétorique du GlTouré Sékou, Chef d’Etat-major adjoint chargé des opérations : « leshommes parlent de la victoire comme une chance. Mais c’est le travail qui fait la victoire ».

 

Comme en écho, le Directeur de la formation de l’Ecole Nationale de Police, Touré Hervé Kouakou, a souhaité que dame coupe « inspire » la Police et renforce chez chacun des hommes de la maréchaussée, « la force de la patrie et le sens de laRépublique ».

 

Assurément, au soir du 08 février 2015, les militaires, gendarmes et policiers de Côte d’Ivoire ont vibréchantéparfois mêmesouffert pour finalement être comblés par la victoire des Eléphants. En allant à eux avec le trophée, la FIF a aussi comblé un vide.

 

« En 1992, la Police a vu de loin la coupe. En 2015, la coupe est à la Police. Quel hommage ! La FIF vient de briser un carcanet réconcilie les Ivoiriens. La Police est fière de vous », a affirmé le Directeur Général de la Police, Brédou Mbia.

 

E.K

 

 

26 février 2015

Le championnat égyptien va reprendre à huis clos

 

mediaDes supporteurs massés devant le stade où se déroulait le match Zamalek-Enpi, le 8 février au Caire.REUTERS/Stringer

Le championnat de football va reprendre en Egypte, après une période de deuil de quarante jours, mais sans aucun spectateur jusqu’à nouvel ordre. Cette décision fait suite à la suspension provisoire des compétitions annoncée après la tragédie du 8 février qui a fait dix-neuf morts au Caire en marge de la rencontre Zamalek-Enpi.

Les matchs de football de haut niveau vont reprendre en Egypte après avoir été suspendus à la suite de violences meurtrières devant un stade début février mais aucun supporteur ne pourra y assister, a annoncé mercredi 25 février le gouvernement égyptien.

Le championnat d'Egypte de première division avait été suspendu après la mort de 19 personnes le 8 février devant un stade de football du Caire lorsque la police avait tiré des grenades lacrymogènes et ouvert le feu à la chevrotine sur des supporteurs qui tentaient d'entrer dans l'édifice, entraînant une bousculade.

« Période de deuil de quarante jours »

Pour ce match du 8 février entre Zamalek et Enpi, les deux premiers au classement, le ministère de l’Intérieur avait autorisé la vente de 10.000 billets, une restriction mise en place après la catastrophe du stade de Port-Saïd qui avait fait 74 victimes il y a trois ans. A 17 heures, il y avait 7.000 spectateurs à l’intérieur du stade, mais près de 10.000 autres cherchaient à entrer. La police était intervenue pour les en empêcher et c’est là que le drame s’était noué. Le gouvernement égyptien avait presqu’aussitôt suspendu le championnat sine die.

Une commission de responsables des ministères de l'Intérieur et des Sports va maintenant être créée pour « adopter des mesures pour la reprise du championnat sans aucun spectateur après la fin de la période de deuil de quarante jours », indique un communiqué officiel. Le gouvernement ne précise cependant pas la date exacte de la reprise des matchs et quand les supporteurs seront à nouveau autorisés à y assister.

Ce climat délétère dans son football a certainement pesé dans la décision de la Fédération égyptienne de football, annoncée il y a quelques jours, de renoncer à se porter candidate à l’organisation de la CAN 2017, même si cette raison n’a pas été officiellement invoquée.
rfi