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31 janvier 2015

CAN 2015: L’Israélien Avram Grant à la découverte du foot africain

 

mediaL'Israélien Avram Grant (à droite).AFP PHOTO / KHALED DESOUKI
Avram Grant s’apprête à disputer un quart de finale de Coupe d’Afrique des nations avec son équipe, le Ghana, contre celle de Guinée, le 1er février à Malabo. L’Israélien, ancien entraîneur de Chelsea (Angleterre), évoque un peu sa découverte du football africain durant cette CAN 2015 en Guinée équatoriale.

Avram Grant, le sélectionneur du Ghana durant la CAN 2015, est un pionnier. Avant lui, d’autres entraîneurs venus d’Israël avaient foulé le sol africain : Jerry Beit Halevi avait coaché la sélection nigériane au début des années 1960 ; Eli Fuchs avait cornaqué un club à Port-Elizabeth (Afrique du Sud) avant cela ; et, plus récemment, Eyal Lahman a effectué un passage à la tête du club ghanéen Hearts of Oak. Mais Avram Grant est le premier Israélien à diriger une équipe durant la Coupe d’Afrique des nations de football.

Sur sa première CAN, celui qui a dirigé l’Ivoirien Didier Drogba et le Ghanéen Michael Essien à Chelsea (Angleterre) en 2007-2008 jette un regard bienveillant, à la veille d’un quart de finale face à l’équipe de Guinée. « Le niveau des joueurs est bon, le niveau des matches aussi, lâche-t-il. Le niveau global du tournoi est très bon ». Il ajoute : « Il y a énormément de talents, ici. Des très bons joueurs. Je suis impressionné par le niveau de certains joueurs que personne ne connaît pour le moment. »

« Je suis venu plein de fois en tant que touriste »

Avram Grant, 59 ans, était loin d’être un spécialiste du football africain avant d’être désigné coach des Black Stars, il y a deux mois. Il avait dirigé les meilleurs clubs de son pays (1972 à 2002), la sélection israélienne (2002-2006), avant de remplacer José Mourinho à Chelsea et avant d’effectuer des passages dans d’autres clubs anglais : Portsmouth (2009-2010), West Ham (2010-2011). Depuis 2012, il s’était lancé dans des projets plus exotiques au Partizan Belgrade (Serbie) et au BEC Tero Sasana (Thaïlande).

En revanche, rien sur le continent noir. « En tant que touriste, je suis venu plein de fois en Afrique, expose-t-il avec son habituel air sombre. L’Afrique n’a rien de nouveau pour moi. En tant qu’entraîneur, c’est vrai que c’est la première fois ». Comparé à son adversaire, Michel Dussuyer, le sélectionneur de la Guinée, l’Israélien manque de repère. « L’expérience est importante, mais c’est une chose parmi tant d’autres, se défend-il. De mon côté, j’ai 42 années d’expérience en tant qu’entraîneur et je me dis parfois que c’est trop. J’ai du respect pour les autres entraîneurs qui ont de l’expérience. Mais le football d’aujourd’hui est global et on sait tout ce qui passe ».

Sur le Ghana, plus particulièrement, il souligne : « Autour de mon équipe, il y a énormément de passion, énormément de gens prêts à faire le maximum pour nous aider. J’aime beaucoup cette expérience. » Fin novembre, il avait signé un contrat de 27 mois l’emmenant jusqu’à la fin de la CAN 2017. Avec l’objectif indirect de devenir le premier Israélien à gagner la Coupe d’Afrique des nations.

rfi, David Kalfa

CAN 2015: une RDC renversante écarte le Congo

 

mediaGrâce à un doublé de Dieudonne Mbokani (à gauche), la RDC a dominé le Congo (4-2) et se qualifie pour les demi-finales de la CAN 2015.REUTERS/Amr Abdallah Dalsh
Menés 2-0, les joueurs de Florent Ibenge ont réalisé une exceptionnelle fin de match et ont fini par dominer le Congo 4-2 grâce, notamment, à un doublé de Dieumerci Mbokani. Au terme d'un derby qui aura tenu toutes ses promesses, la RDC se qualifie pour les demi-finales.

Ce Congo-RDC en quart de finale faisait saliver par avance. On attendait un grand choc et on n'a pas été déçu, même si la première mi-temps ne laissait en rien entrevoir une fin de match incroyable. Le faible nombre de spectateurs présents pour cette affiche n’a d'ailleurs pas vu grand-chose durant les 45 premières minutes. Entre perte de ballons, passes approximatives et rythme lent, il n’y avait pas de quoi se réjouir.

Il ne fallait donc pas s’endormir pour apprécier une deuxième période intense où les deux équipes se lâchaient enfin. Sur un coup franc rentrant de Delvin Ndinga, Cédric Mongongu commet l’erreur d’oublier Doré, parti dans son dos. L’attaquant du Congo propulse le ballon du pied droit au fond des filets de Robert Kidiaba (55e). Sept minutes plus tard, Thievy Bifouma double la mise et devient meilleur buteur de la compétition avec trois réalisations. Le Congo, dominé jusque-là, fait le break rapidement (2-0) et pense filer tranquillement vers les demi-finales...

Le réveil de la RDC

Repliés en défense, les Diables rouges se méfiaient de Dieumerci Mbokani durant les quarante-cinq premières minutes. Marvin Baudry, le joueur d’Amiens ne lâchait pas d’une semelle l’attaquant vedette de la RDC. Pourtant, l’ancien joueur d’Anderlecht était le premier à se faire remarquer avec une tentative de la tête dès la 4e minute. Depuis le début du tournoi, Mbokani n’avait jamais trouvé le chemin des buts. Le joueur du Dynamo Kiev, un ton en dessous pour cette CAN en Guinée équatoriale, trouve enfin la solution pour redonner espoir aux Léopards avec un plat du pied droit sur un centre en retrait de Bolasie (65e). La RDC retrouve des couleurs.

Transformés, les joueurs de Florent Ibenge se mettent à pousser devant le but adverse. Bokila remet même les deux équipes à égalité avec un missile du gauche qui se loge dans la lucarne gauche de Mafoumbi (75e). Prolongations ? Pas du tout. Un coup franc allait changer, encore, le cours de cette rencontre. Neeskens Kebano enroule sa frappe et dépose le ballon sur la tête de Joël Kimuwaki (81e). Le Congo, abasourdi, n'y croit pas : la RDC prend l'avantage (3-2). Dans les arrêts de jeu, Mbokani se permet même le luxe de doubler la mise et de plier cette rencontre (90e+1). La RDC affrontera en demi-finale le vainqueur du match Côte d’Ivoire-Algérie qui aura lieu à Malabo le dimanche 1er février.  

rfi,Farid Achache

30 janvier 2015

Alain Giresse n'est plus le sélectionneur du Sénégal

 
 

Le Français, victime d'une terrible campagne de presse au Sénégal après l'élimination des Lions de la Téranga dès la phase de poules de la Coupe d'Afrique des nations a annoncé son départ jeudi 29 janvier. Le Sénégal avait perdu son troisième match face à l’Algérie le mardi 27 janvier (2-0). « C’est terminé, a-t-il déclaré sur la radio française RMC. Mon contrat se termine, il faudrait qu’il soit renouvelé. J’ai dit à mon président, qui a beaucoup de mérite à travailler dans ces conditions, qui essaie de remettre de l’ordre, de rien me demander parce c’est impossible. Ça serait invivable. Il y a une telle oppression. Ça devient trop compliqué pour moi. » Il ajoute : « On a passé les limites de la correction. C’était d’une violence verbale inouïe qui aurait pu se transformer en violence physique. Ils se sont presque jetés sur moi à la fin de la conférence. C’était une chasse à l’homme. La défaite tombait bien pour enfin pouvoir se jeter sur moi et me réduire à néant. » « Nous avons discuté avec Alain Giresse, et nous lui avons signifié la fin de la relation qui nous unissait », a déclaré le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), dans des propos rapportés par l'agence publique sénégalaise APS.