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03 mai 2014

FOOTBALL/ Egypte:Grand nettoyage de printemps pour Al Ahly

 

 

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Ahmed Abdelzaher (d), du club égyptien Al Ahly, après avoir marqué, au Caire, le 10 novembre 2013.REUTERS/Amr Abdallah Dalsh
 

Le club égyptien d’Al Ahly, tenant du titre de la Ligue des champions africaine, a annoncé ce jeudi 1er mai la démission de son entraîneur Mohamed Youssef, ainsi que des directeurs techniques Sayed Abd El Hafez et Hady Khashaba. Les trois hommes paient l’élimination précoce de la C1 cette saison, ainsi que le parcours mitigé du National du Caire en championnat.

 

L’annonce de la démission forcée de Mohamed Youssef, ce jeudi 1er mai, a été une demi-surprise pour les observateurs. Certes, le ciel de son avenir était menaçant depuis quelques mois, mais le timing choisi par Al Ahly pour évincer son entraîneur a pris tout le monde de court. Ce jeudi matin, Youssef avait dirigé son entraînement normalement, avant de mettre en place son schéma tactique pour le match de championnat de ce samedi contre le leader, Smouha. Et dans l’après-midi, il était remplacé par Fathi Mabrouk, entraîneur des juniors d’Al Ahly jusqu’à présent, qui assurera l’intérim jusqu’à la fin de la saison.

Lors de son intronisation, le mois dernier, le nouveau président du National du Caire, Mahmoud Taher, avait pourtant assuré à RFI qu’il n’y aurait aucun changement avant la fin de la saison. « Al Ahly est là depuis 107 ans, et la politique est que nous ne changeons jamais l’administration, ou l’entraîneur, ou quoi que ce soit au milieu de la saison », avait-il alors posé. Qu’est-ce qui a donc bien pu le pousser à changer d’avis aussi brutalement et à faire partir, en même temps que son coach, les directeurs techniques Sayed Abd El Hafez et Hady Khashaba ?

La difficile mission de Fathi Mabrouk

L’élimination de la Ligue des champions africaine avant même la face de poules, face au club libyen d’Al Ahly Benghazi, est intervenue au lendemain même de l’élection de Mahmoud Taher et a certainement scellé le sort de l’entraîneur. Tout comme les mauvais résultats en championnat. Si les Cairotes restent sur trois victoires de suite en Premier League égyptienne, ils ne sont que troisièmes d’une ligue qu’ils ont déjà remportée 37 fois en 61 participations dans leur Histoire. Un record absolu qui ne laisse plus d’autre choix que de gagner.

Mohammed Youssef aura eu beau mener Al Ahly a son huitième titre en Ligue des champions et à sa sixième supercoupe d’Afrique, cela n’aura donc pas suffi à lui faire conserver son aura bien longtemps, et il était déjà sur la sellette depuis plusieurs mois. En mai 2013, il avait constitué un choix par défaut pour remplacer Hossam Al Badry, en raison des difficultés économiques du National. Après son intérim, il avait finalement été prolongé jusqu’à la fin de la saison, connaissant rapidement la gloire puis la déchéance. Son remplaçant sur le banc des Diables Rouges, Fathi Mabrouk, se retrouve aujourd’hui un peu dans la même situation, avec l’obligation de redresser la barre en championnat et d’aller gagner la Coupe de la confédération, dernier trophée continental manquant au palmarès du géant égyptien.

RFI

 

 

 

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