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23 avril 2014

Ligue des champions: Chelsea neutralise l'Atlético Madrid

 

mediaL'entraîneur de Chelsea, Jose Mourinho, contre l'Atlético Madrid, le 22 avril 2014.REUTERS/Sergio Perez
 

Sur la défensive durant tout le match, Chelsea a obtenu le match nul (0-0) sur la pelouse de l'Atlético Madrid en demi-finale aller de Ligue des champions, ce mardi 22 avril. Les Espagnols ne sont pas parvenus à développer leur jeu malgré la ferveur de leur public et les blessures de Petr Cech et John Terry.

Parler du public comme d'un « douzième homme » fait partie des grands clichés de l'imaginaire footballistique, mais il faut bien avouer que parfois la formule est proche de la vérité. Comment imaginer que l'envie montrée par l'Atletico Madrid sur sa pelouse n'a aucun rapport avec la ferveur de ses supporters ? Comme le quart-de-finale retour gagné par les Colchoneros contre le FC Barcelone, cette demi-finale aller de Ligue des champions contre Chelsea au stade Vicente Calderon a été précédée et suivie de chants qui n'ont jamais cessé pendant toute la partie, ponctuant les actions principales.

Les gardiens au centre de l'attention

Que l'arbitre prenne une décision contraire aux intérêts madrilènes, ou qu'un joueur adverse s'embrouille avec un local (comme John Terry face à Diego Costa en début de rencontre), les rouge et blanc sont là pour mettre la pression. Et lorsque Petr Cech se blesse au coude sur un corner dès la 15e minute, les fans de l'Atléti, taquins, chantent à tue-tête le nom de Thibaut Courtois, prêté depuis trois ans au club espagnol par les Blues, qui souhaitaient l'empêcher de disputer cette rencontre. Une situation d'autant plus douloureuse pour les Londoniens qu'ils doivent remplacer leur gardien par l'Australien Mark Schwarzer (41 ans), qui a presque deux fois l'âge de Courtois (22 ans) mais n'a disputé dans sa carrière qu'un seul match de Ligue des champions.

Qu'importe. S'il y en a bien un qui se moque de la pression du public, il s'agit de Jose Mourinho. D'autant plus qu'il connaît bien les ambiances madrilènes. En décembre 2012, critiqué par les supporters du Real Madrid, où il officiait alors, il s'était présenté sur la pelouse du stade Santiago Bernabeu une demi-heure avant le coup d'envoi pour que ceux-ci puissent le siffler à leur guise. Pour ce geste, il n'avait reçu des tribunes que des applaudissements, à l'exception du secteur du club visiteur du jour... l'Atlético Madrid.

Les choix défensifs de Mourinho

Un an et demi plus tard, le Portugais provoque toujours. Imperméable aux critiques sur l'attractivité relative du jeu de son équipe, il décide d'aligner une équipe ultra-défensive, ne titularisant en attaque de Fernando Torres, l'enfant du pays formé à l'Atlético. Le but recherché est atteint : le match est une purge, bien sûr, mais la défense très basse de Chelsea parvient à neutraliser le jeu tout en fougue de son adversaire. Preuves de leurs difficultés à approcher la cage anglaise, les deux meilleures occasions des Rojiblancos sont deux frappes de l'extérieur de la surface : une enroulée de Mario Suarez à la 34e minute, et une demi-volée de Diego à l'heure de jeu. Aucune n'est cadrée.

Clairement désireux de ne pas prendre un seul but en Espagne, plus que d'en marquer un, les Blues voient leur mission se compliquer lorsque John Terry se blesse à son tour, sur corner et sur un choc avec son coéquipier David Luiz, exactement comme Petr Cech un peu plus tôt. Il sort en boitant, remplacé par Schürrle (73e). Schwarzer doit bientôt s'étendre pour sortir un coup-franc bien placé (76e), les centres dangereux se multiplient, mais les hommes de Mourinho repartent avec tout ce qu'ils pouvaient attendre d'une telle prestation : un score nul et vierge. Un résultat ni mauvais, ni bon, puisqu'il place les Anglais sous la menace du fameux but à l'extérieur. Verdict le 30 avril à Stamford Bridge, pour un match retour lors duquel Chelsea sera au moins privé de Frank Lampard, suspendu, avant de connaître le diagnostic des médecins pour Cech et Terry.

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