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28 mars 2014

JO 2020: la lutte a eu gain de cause

 

 

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Le CIO a décidé dimanche 8 septembre 2013 de réintégrer la lutte dans le programme olympique, permettant ainsi à ce sport ancestral de figurer encore aux Jeux de 2020, attribués la veille à Tokyo, et à ceux de 2024. La décision prise en février par la commission exécutive du CIO d'exclure la lutte du pré-programme olympique après les JO de Rio de Janeiro de 2016 avait suscité stupeur et indignation.

Les lutteurs du monde entier attendaient ce moment avec impatience. Aujourd’hui, le CIO a décidé que ce sport ancestral serait bien au programme des JO de 2020 au Japon.

Depuis février et l’annonce du CIO de sortir la lutte du programme olympique à l’horizon 2020, le monde de la lutte était suspendu à cette décision. Des pétitions avaient circulé et des hommes politiques tels que Barack Obama ou encore Vladimir Poutine étaient montés au créneau. Sport majeur dans les anciennes républiques soviétiques comme la Géorgie, ou encore à Cuba et au Japon, la lutte a certainement aujourd’hui gagné son plus gros combat.

Vers un sport plus attractif

Les quelque 100 membres du Comité international olympique (CIO), réunis à Buenos Aires, ont donc choisi de repêcher ce sport millénaire par une majorité de 49 voix, plutôt que de permettre le retour du softball et du base-ball sous une casquette commune (24) ou l'entrée du squash (22).

« Aux millions de lutteurs, supporteurs et amateurs à travers le monde qui se sont rassemblés pour sauver la lutte olympique, je veux dire un très grand merci », a déclaré Nenad Lalovic, le président de la Fédération internationale de lutte (FILA). Depuis qu'elle a été condamnée à se battre pour éviter de finir aux oubliettes olympiques, la lutte a entrepris une métamorphose salutaire. Après avoir changé vite fait de président cet hiver, la FILA s'est attelée à modifier les règles des combats pour qu'ils deviennent plus attractifs pour le grand public.

Suspendu à son téléphone toute la journée, dans l’attente d’une information depuis Buenos Aires, le président de la Fédération française de lutte, Alain Bertholom, n’a pas caché sa joie et son soulagement dès l’annonce du CIO. « C’est énorme ! Toute cette pression accumulée depuis des mois qui retombe en un instant pour faire place au bonheur. C’est une de nos plus belles victoires ! Nous pouvons remercier la FILA qui a su se mobiliser dès février, en réalisant les efforts nécessaires pour améliorer notre sport, le moderniser et le rendre plus attractif. Nous souhaitons aussi remercier tous ceux qui ont manifesté leur soutien à la lutte française pendant cette période difficile. Comme je l’avais dit, une décision dans l’autre sens aurait pu donner une petite mort à la lutte en France. »

« Participer aux JO c’est une chance incroyable»

Michel Lafon, le directeur technique national qui est actuellement à Nice pour les Jeux de la Francophonie, a aussi réagi : « Cette décision va donner un coup de fouet aux lutteurs et lutteuses sélectionnés sur les prochains Championnats du monde (du 16 au 22 septembre, ndlr). Sur les tapis de Budapest, nous devrions avoir un beau spectacle, tous auront à cœur de briller pour cette compétition qui marquera un certain renouveau. »

Le double médaillé olympique, Steeve Guenot, a sauté de joie en apprenant la nouvelle : « Je suis vraiment heureux pour les jeunes lutteurs et lutteuses Français. Participer aux JO c’est une chance incroyable. Dès le plus jeune âge, même quand on lutte pour rigoler, c’est la médaille olympique que l’on veut. »

Christophe Guenot, le frère aîné de Steeve est aussi aux anges. « Je suis entraîneur et je pensais aux jeunes qui n’auraient pas pu participer au JO de 2020 », a déclaré à notre micro le médaillé de bronze à Pékin en 2008 (-74 kg). « Beaucoup de nations se sont mobilisées et le fait que Tokyo organisera les JO de 2020 nous a beaucoup aidé. Ce soir on va tous allez boire un coup », ajoute Christophe Guenot. Et comme lui, ils seront certainement des millions de pratiquants à vouloir fêter cette bonne nouvelle.

RFI,Farid Achache

 

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