1528DEDI
topblog Ivoire blogs

12 février 2014

Sotchi 2014 : La Togolaise Petitjean chez les grands

 

media
Mathilde Amivi Petitjean était la porte-drapeau de la délégation togolaise à Sotchi.REUTER
 

Première athlète africaine à faire son entrée en compétition dans ces Jeux d'hiver 2014, Mathilde-Amivi Petitjean, 19 ans, représentera le Togo dans l'épreuve du 10 km classique, ce jeudi 13 février. Née à Kpalimé, elle a grandi en Haute-Savoie et défendu les couleurs de la France avant de porter récemment son choix sur son pays d'origine.

C’est sur Facebook que Marine Amivi Petitjean a annoncé la mauvaise nouvelle à ses supporters, lundi : « Salut tout le monde. Je ne serai pas au départ du KO sprint demain comme je l’espérais. Je n’ai pas validé les points nécessaires pour participer à cette course. » La skieuse togolaise n’est donc pas entrée dans ses premiers Jeux olympiques d’hiver ce mardi, comme prévu, mais elle sera bien la première athlète africaine à le faire, jeudi 13 février, lors de l’épreuve du 10 kilomètres classique.

Entre Kpalimé et la Roche-sur-Foron

A seulement 19 ans, la fondeuse a porté le drapeau de la première délégation de l’Histoire du Togo aux JO d’hiver, composée d’elle-même et de sa cadette Alessia Afi Dipol, Italo-Togolaise de 18 ans qui participera à l’épreuve du slalom en ski alpin. Le Togo est l’un des trois pays du continent à avoir envoyé des sportifs à Sotchi, avec le Maroc, qui a envoyé un jeune homme et une jeune fille de 18 ans pour les épreuves de ski alpin, et le Zimbabwe, représenté par Luke Steyn, 20 ans.

Mais comme les autres athlètes africains, Marine Amivi Petitjean n’a pas vécu bien longtemps sur son continent de naissance. Né à Kpalimé, elle est partie vivre en Haute-Savoie à deux ans et demi. Interrogée sur sa ville natale par nos confrères d’Africa Top Sports, elle s’amusait : « Les lecteurs togolais connaissent certainement mieux ma ville d’origine Kpalimé que moi, car je n’y ai vécu que pendant deux ans. J’y suis retourné en 2006 et c’est vraiment une belle région avec du relief et de la forêt. » Installée dans la ville de la Roche-sur-Foron, elle se met naturellement au ski de fond dès l’enfance, et participe même au Festival Olympique de la Jeunesse Européenne sous les couleurs de la France à Liberec, en 2011.

L'exemple du bobsleigh jamaïcain

Comment se retrouve-t-elle donc derrière l’étendard togolais trois ans plus tard ? La réponse se trouve une nouvelle fois sur les réseaux sociaux, comme elle l’a expliqué au site Bloomberg Businessweek : « J’ai donné mon opinion sur le compte Facebook de la Fédération togolaise de ski et rapidement, une demande de contact est arrivée. » La communication s’établit en mai 2013 et, le temps d’y réfléchir et de consulter ses parents, la skieuse rejoint l’équipe du Togo en novembre dernier, trois mois seulement avant le début des Jeux.

Avec une 43e place au sprint et une 56e place au 10km skiathlon lors des derniers championnats du monde junior, fin janvier à Val di Fiemme, en Italie, Petitjean ne prétend pas accrocher une médaille à Sotchi. L’objectif est tout autre : « Je veux montrer que les sports d’hiver ne sont pas reserves seulement aux gens des pays développés, expliquait-elle à Bloomberg Businessweek. La Jamaïque a montré le chemin avec le bobsleigh à Calgary. » Au retour de Russie, Marine aura un nouvel objectif en tête : avoir son baccalauréat économique, en juin prochain.

RFI

Les commentaires sont fermés.