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30 octobre 2013

Mondial cadets : la Côte d’Ivoire et le Nigeria en quarts

 

Logo de la Coupe du monde U17 de la FIFA EAU 2013 ™©
 

Les équipes de Côte d’Ivoire et du Nigeria se sont qualifiées pour les quarts de finale de la Coupe du monde des moins de 17 ans, ce 29 octobre 2013 aux Emirats arabes unis. Les Ivoiriens ont éliminé le Maroc 2-1. Le 2 novembre, ils affronteront des Argentins tombeurs 3-1 de la Tunisie. De leur côté, les Nigérians ont dominé l’Iran 4-1 et défieront l’Uruguay, le même jour.

 

Deux qualifiés sur quatre, c’est le bilan de l’Afrique en huitièmes de finale d’une Coupe du monde des moins de 17 ans (17 octobre-8 novembre) qui se déroule aux Emirats arabes unis. Les équipes de Côte d’Ivoire et du Nigeria ont validé leurs billets pour les quarts de finale du Mondial cadets, ce 29 octobre 2013.

L’Afrique a bien failli vivre un nouvel exploit, après avoir déjà placé ses quatre engagés en huitièmes. Jamais, en effet, le football africain n’avait eu trois représentants en quarts dans un Mondial à 24 équipes (1). Mais la Tunisie a cédé 3-1 face à l’Argentine, après avoir fait jeu égal en première période.

Champion et vice-champion d’Afrique en quarts

Résultat : les Argentins seront les adversaires des Ivoiriens en quarts, le 2 novembre. Les Eléphanteaux, champions d’Afrique en titre, ont décroché leur place dans le top 8, un peu plus tôt dans la journée. La Côte d’Ivoire a écarté le Maroc 2-1. Les Ivoiriens avaient déjà privé les Marocains d’une finale de Coupe d’Afrique des nations U17 à domicile, le 23 avril dernier.

Les Nigérians, enfin, ont tranquillement assuré leur qualification. Ils ont dominé l’Iran 4-1. Les Golden Eaglets croiseront la route de l’Uruguay au prochain tour, le 2 novembre. Le Nigeria reste le spécialiste de la Coupe du monde U17 avec trois titres remportés en 1985, 1993 et 2007.

26 octobre 2013

Côte d’Ivoire / Mondial 2014-Romaric: «Les Sénégalais sont capables de tout»

 
L'Ivoirien Romaric.
L'Ivoirien Romaric.
AFP PHOTO / ALEXANDER KLEIN
A 30 ans, Romaric Koffi Ndri a décidé de revenir jouer en France après cinq saisons en Espagne. Le milieu de terrain a facilement trouvé ses marques au SC Bastia. Pour RFI, l’Ivoirien évoque la Ligue 1, le Mans FC, Zlatan Ibrahimovic, Yaya Touré, le racisme dans le football, la Coupe du monde 2014 et le match de barrage retour face au Sénégal du 16 novembre.

RFI : Romaric Koffi Ndri, revenir jouer en France, après cinq saisons passées en Espagne, était-ce une priorité ?
Romaric Koffi Ndri : Oui, je n’avais pas envie de repartir pour une nouvelle aventure. Je connaissais déjà le championnat de France, même si la Ligue 1 a encore progressé et que c’est désormais un des meilleurs championnats au monde.

Il y a cinq ans, vous jouiez au Mans FC. Que ressentez-vous en voyant votre ancien club en plein naufrage (1) ?
De la rage et de la douleur. Je pense que le Mans pouvait mieux faire que se retrouver dans cette situation… C’est un club qui a fait parler de lui avant, mais qui est en train de s’éteindre. C’est vraiment triste. J’espère que les futurs repreneurs du club sauront faire ce qu’il faut pour que ce club retrouve l’élite.

Vous voilà à Bastia. Comment s’est passé votre adaptation au SCB ?
J’ai eu la chance de tomber sur un entraîneur que je connaissais déjà (Frédéric Hantz qui a été son coach au Mans, Ndlr). Il m’a permis de m’intégrer facilement au groupe. J’ai aussi joué avec Sébastien Squillaci (au FC Séville). Je connais aussi Drissa Diakité. Donc, l’adaptation s’est fait assez facilement. En plus, le groupe bastiais est assez jeune. C’est un super groupe et ça se ressent quand on joue à domicile.

Bastia reste sur une défaite 4-0 face au PSG. Le SCB avait notamment encaissé deux buts de Zlatan Ibrahimovic. Peut-il être élu Ballon d’Or ?
Je pense qu’il sera parmi les candidats. Après, gagner, je ne pense pas. Des joueurs comme Franck Ribéry ont tout gagné la saison passée. Et puis il y a toujours des joueurs comme Lionel Messi ou Cristiano Ronaldo. Mais Zlatan est vraiment dans une bonne phase où tout lui réussit. […]

Côté Afrique, votre compatriote Yaya Touré va-t-il être élu joueur africain de l’année pour la troisième fois de suite ?
Il est en avance. Il fait une grosse saison. Il est forme avec Manchester City et avec l’équipe de Côte d’Ivoire. Je ne serais pas surpris s’il soit élu, parce qu’il fait une grosse saison et parce qu’il le mérite.

Yaya Toura affirme qu’il a été victime de cris de singes lors d’un match de Ligue des champions en Russie, face au CSKA Moscou. Est-ce que vous avez déjà souffert de racisme de la part de supporters ?
Non, je n’ai pas encore vécu ça. Sur le terrain, j’ai du mal à faire attention aux cris, à part si c’est abusé (sic). Ceux qui crient comme ça n’ont rien compris. Et c’est triste pour ceux qui subissent ça. Malheureusement, il y a toujours des imbéciles pour pointer du doigt une couleur.
Pourtant, même chez nous en Côte d’Ivoire, il y a des blancs. Dans chaque culture, il y a d’autres cultures et couleurs qui s’installent. Il faut savoir respecter tout le monde. On a tous besoin des uns et des autres pour faire avancer un pays.
C’est d’autant plus triste de vivre ça, qu’on a déjà vécu cette situation avec Samuel (Eto’o, également visé par des cris de singes, Ndlr) et beaucoup d’autres. On perd du temps avec ce genre d’idioties.

Suite à ces cris singes, Yaya Touré a déclaré à la presse anglaise qu’il pourrait ne pas disputer la Coupe du monde 2018 en Russie, si jamais la Côte d’Ivoire se qualifie. Est-ce que boycotter un Mondial vous paraît être une bonne solution ?
J’espère qu’il a dit ça à chaud. Il devait être énervé, ce que je peux comprendre. D’ici 2018, je pense qu’il aura eu le temps de digérer tout ça, de comprendre que la Coupe du monde est une priorité. Je pense que la FIFA fera tout pour que ces incidents n’arrivent plus. Ce serait vraiment dommage d’être privé de grands joueurs durant ces compétitions, juste parce qu’il y a des imbéciles.

Parlons de la Coupe du monde 2014 au Brésil. Vous n’êtes plus qu’à 90 minutes d’une qualification après la victoire 3-1 de la Côte d’Ivoire face au Sénégal. Comment voyez-vous ce match de barrage retour face aux Sénégalais ?
Il faudra jouer avec la même détermination. On a fait la première partie du boulot. Mais la qualification se joue sur deux matches. Rien n’est fait. […] On sait que les Sénégalais sont capables de tout. Donc, on ne va pas se relâcher du tout.

Qu’avez-vous pensé de cette équipe du Sénégal, au match aller ?
C’est une très belle équipe, qui nous a toujours créé des problèmes. Les Sénégalais ont un groupe très jeune et qui est en train de surprendre. J’espère qu’ils vont continuer leur progression. On espère aussi qu’au prochain tirage, on ne les croisera pas. Parce que la Côte d’Ivoire et le Sénégal sont deux nations qui doivent aller à la Coupe du monde. C’est dommage qu’une des deux équipes doive être éliminée.

Disputer une troisième Coupe du monde, est-ce votre dernier grand défi avec la Côte d’Ivoire ? Ou souhaitez-vous encore disputer d’autres Coupes d’Afrique des nations ?
J’ai 30 ans et je pense que ce sera difficile de disputer une autre Coupe du monde après celle de 2014. Mais rien n’est impossible. Le plus important est d’être bien avec son club. Si on fait attention à tout, on peut jouer (au plus haut niveau) jusqu’à 34 ou 35 ans. Donc, après le Mondial, ce ne sera pas encore la fin pour moi, parce qu’il y aura encore la CAN.

(1) Le Mans FC, plombé par une dette de 14,4 millions d'euros et mis en liquidation judiciaire, a été placé en 6e division. Le club, placé en redressement judiciaire fin août, avait été progressivement rétrogradé, en raison de sa situation financière, malgré plusieurs recours déposés.

RFI,David Kalfa

25 octobre 2013

Yaya Touré : « Avec les Éléphants, on va tout faire pour faire partie de l’aventure au Brésil en 2014».

 

Yaya Touré voit la vie en bleu avec Manchester City.
Yaya Touré voit la vie en bleu avec Manchester City.
REUTERS/Phil Noble
Dans un entretien accordé à Radio Foot Internationale, Yaya Touré déclare son amour pour le championnat anglais et son équipe de Manchester City où il évolue depuis quatre saisons. Si l'international ivoirien espère remporter cette année un maximum de titres avec son club, son objectif ultime reste la qualification pour la Coupe du monde avec les Éléphants.

RFI : Yaya Touré, vous disputez votre quatrième saison sous les couleurs de Manchester City. Comment vous sentez-vous cette année ?

Yaya Touré : Je m’y sens très bien. Mon adaptation dans ce club et au championnat d’Angleterre [connu pour être rugueux] se sont très bien passées. J’ai signé ici il y a trois ans et je n’ai vécu que des bons moments. Notre nouvel entraîneur [le Chilien Manuel Pellegrini, arrivé en août] est un amoureux du beau jeu. Avec lui, j’ai l’impression de jouer en Espagne.

C’était un rêve pour vous d’évoluer en Premier League ?

Oui, c’était un rêve. C’est un championnat où il y a beaucoup d’engagement physique, où le jeu est rapide, tout ce que j’aime. Au début de ma carrière, j’avais fait un essai de quelques mois à Arsenal et j’avais été impressionné par le niveau de l’équipe. A l’époque, je n’avais pas pu signer là-bas car je n’étais pas parvenu à obtenir un permis de travail.

Vous avez précédemment joué à Barcelone. Entre la Liga et la Premier League, quel championnat vous plaît le plus ?

En ce moment, mon cœur balance plutôt vers la Premier League même si la Liga compte aussi beaucoup de très bons joueurs. Mais en Angleterre, il y a une vraie ferveur dans les stades, les supporters soutiennent leur équipe de bout en bout et on n’entend jamais de sifflets.

Dimanche prochain, votre équipe va jouer contre Chelsea où évolue désormais le Camerounais Samuel Eto’o, un joueur que vous connaissez bien…

Oui, ça me fait plaisir de le retrouver sur le terrain, je le considère comme un grand-frère. Il m’a beaucoup aidé quand je suis arrivé à Barcelone [l'attaquant Camerounais y a évolué de 2004 à 2009]. Chelsea-Manchester City, c’est une très belle affiche, ça va être un match engagé, indécis car les deux équipes sont au coude à coude en championnat [Chelsea est 2e avec 17 points et Manchester City est 4e avec 16 points].

Où résident cette année les forces de Manchester City par rapport à la saison dernière ?

Pellegrini est venu avec sa philosophie : un jeu porté vers l’avant et un pressing permanent. Certes, nous sommes passés à côté de certains matches comme contre le Bayern Munich en Ligue des champions [défaite à domicile 3-1] mais on a aussi eu quelques coups d’éclat comme lors du derby contre Manchester United en championnat [victoire des Citizens 4-1].

Vous avez été élu meilleur joueur africain en 2011, 2012 et vous faites partie des favoris pour à nouveau décrocher cette récompense en 2013. Quels sont vos concurrents les plus sérieux ?

Le football africain se développe et fournit beaucoup de bons joueurs, la concurrence est rude alors on verra… Je ne veux pas faire de pronostics. Le plus important est de rester positif mais si ça m’est favorable, dieu merci.  Le fait d’avoir obtenu deux fois cette récompense me touche énormément car en Afrique, on a l’habitude de mettre à l’honneur les attaquants et rarement les milieux défensifs comme moi.

Vous qui jouez à Manchester City en premier League, qui avez joué avec Barcelone et qui avez gagné tant de titres, la Coupe du monde représente-t-elle toujours un objectif majeur dans votre carrière ?

Bien sûr. La Coupe du monde, c’est le rendez-vous des meilleurs joueurs du monde qui évoluent dans les meilleures nations du moment. Je sais que pour moi ou des joueurs comme Didier [Drogba] ou Samuel [Eto’o], il serait inadmissible de ne pas y participer. Avec les Éléphants, on va tout faire pour faire partie de l’aventure au Brésil en 2014.

RFI, Annie Gasnier