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25 octobre 2013

Yaya Touré : « Avec les Éléphants, on va tout faire pour faire partie de l’aventure au Brésil en 2014».

 

Yaya Touré voit la vie en bleu avec Manchester City.
Yaya Touré voit la vie en bleu avec Manchester City.
REUTERS/Phil Noble
Dans un entretien accordé à Radio Foot Internationale, Yaya Touré déclare son amour pour le championnat anglais et son équipe de Manchester City où il évolue depuis quatre saisons. Si l'international ivoirien espère remporter cette année un maximum de titres avec son club, son objectif ultime reste la qualification pour la Coupe du monde avec les Éléphants.

RFI : Yaya Touré, vous disputez votre quatrième saison sous les couleurs de Manchester City. Comment vous sentez-vous cette année ?

Yaya Touré : Je m’y sens très bien. Mon adaptation dans ce club et au championnat d’Angleterre [connu pour être rugueux] se sont très bien passées. J’ai signé ici il y a trois ans et je n’ai vécu que des bons moments. Notre nouvel entraîneur [le Chilien Manuel Pellegrini, arrivé en août] est un amoureux du beau jeu. Avec lui, j’ai l’impression de jouer en Espagne.

C’était un rêve pour vous d’évoluer en Premier League ?

Oui, c’était un rêve. C’est un championnat où il y a beaucoup d’engagement physique, où le jeu est rapide, tout ce que j’aime. Au début de ma carrière, j’avais fait un essai de quelques mois à Arsenal et j’avais été impressionné par le niveau de l’équipe. A l’époque, je n’avais pas pu signer là-bas car je n’étais pas parvenu à obtenir un permis de travail.

Vous avez précédemment joué à Barcelone. Entre la Liga et la Premier League, quel championnat vous plaît le plus ?

En ce moment, mon cœur balance plutôt vers la Premier League même si la Liga compte aussi beaucoup de très bons joueurs. Mais en Angleterre, il y a une vraie ferveur dans les stades, les supporters soutiennent leur équipe de bout en bout et on n’entend jamais de sifflets.

Dimanche prochain, votre équipe va jouer contre Chelsea où évolue désormais le Camerounais Samuel Eto’o, un joueur que vous connaissez bien…

Oui, ça me fait plaisir de le retrouver sur le terrain, je le considère comme un grand-frère. Il m’a beaucoup aidé quand je suis arrivé à Barcelone [l'attaquant Camerounais y a évolué de 2004 à 2009]. Chelsea-Manchester City, c’est une très belle affiche, ça va être un match engagé, indécis car les deux équipes sont au coude à coude en championnat [Chelsea est 2e avec 17 points et Manchester City est 4e avec 16 points].

Où résident cette année les forces de Manchester City par rapport à la saison dernière ?

Pellegrini est venu avec sa philosophie : un jeu porté vers l’avant et un pressing permanent. Certes, nous sommes passés à côté de certains matches comme contre le Bayern Munich en Ligue des champions [défaite à domicile 3-1] mais on a aussi eu quelques coups d’éclat comme lors du derby contre Manchester United en championnat [victoire des Citizens 4-1].

Vous avez été élu meilleur joueur africain en 2011, 2012 et vous faites partie des favoris pour à nouveau décrocher cette récompense en 2013. Quels sont vos concurrents les plus sérieux ?

Le football africain se développe et fournit beaucoup de bons joueurs, la concurrence est rude alors on verra… Je ne veux pas faire de pronostics. Le plus important est de rester positif mais si ça m’est favorable, dieu merci.  Le fait d’avoir obtenu deux fois cette récompense me touche énormément car en Afrique, on a l’habitude de mettre à l’honneur les attaquants et rarement les milieux défensifs comme moi.

Vous qui jouez à Manchester City en premier League, qui avez joué avec Barcelone et qui avez gagné tant de titres, la Coupe du monde représente-t-elle toujours un objectif majeur dans votre carrière ?

Bien sûr. La Coupe du monde, c’est le rendez-vous des meilleurs joueurs du monde qui évoluent dans les meilleures nations du moment. Je sais que pour moi ou des joueurs comme Didier [Drogba] ou Samuel [Eto’o], il serait inadmissible de ne pas y participer. Avec les Éléphants, on va tout faire pour faire partie de l’aventure au Brésil en 2014.

RFI, Annie Gasnier

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