1528DEDI
topblog Ivoire blogs

09 octobre 2013

Barrages du Mondial 2014 - Côte d’Ivoire-Sénégal : les Lions espèrent avoir appris

 
Les Sénégalais lors du match Côte d'Ivoire-Sénégal en éliminatoires de la CAN 2013, le 8 septembre 2013 à Abidjan.
Les Sénégalais lors du match Côte d'Ivoire-Sénégal en éliminatoires de la CAN 2013
AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO
L’équipe du Sénégal affronte la Côte d’Ivoire en barrage aller des éliminatoires pour la Coupe du monde 2014, le 12 octobre 2013 à Abidjan. Les Lions de la Téranga, éliminés par les Ivoiriens de la course à la CAN 2013 il y a un, espèrent avoir appris de leurs erreurs, même si le groupe sénégalais a depuis été renouvelé par le sélectionneur Alain Giresse.

Le 8 septembre 2012 à Abidjan, l’équipe du Sénégal s’inclinait 4-2 face à celle de Côte d’Ivoire, en barrages aller des éliminatoires pour la CAN 2013. Un mois plus tard, le 13 octobre 2012, les Sénégalais perdaient 2-0, cette fois à Dakar, en match retour. Des supporters des Lions de la Téranga, furieux suite à plusieurs décisions d’arbitrage, interrompaient la rencontre avant son terme. Des scènes de violence s’ensuivaient, entraînant le 29 novembre la suspension du Stade Léopold-Sédar-Senghor pour douze mois.

Un an plus tard, le Sénégal et la Côte d’Ivoire se retrouvent en barrages de la Coupe du monde 2014. Le match aller est prévu à Abidjan, ce 12 octobre, et le match retour à Casablanca au Maroc, le 16 novembre. La sanction prononcée par la Confédération africaine de football est toujours valable.

Dame Ndoye : « On est de mauvais perdants »

Les esprits des joueurs sénégalais ont été marqués par cette expérience. « On a perdu contre la Côte d’Ivoire mais la rencontre avait été arrêtée 15 ou 20 minutes avant la fin, déplore l’attaquant Dame Ndoye, qui prépare en France le déplacement à Abidjan. Or, tout peut arriver dans un match de football. Le problème, c’est qu’on s’énerve vite, nos supporters s’énervent vite. On est de mauvais perdants ».

Lamine Sané ne garde pas non plus un bon souvenir de la fin de rencontre au Stade Léopold-Sédar-Senghor. « Malheureusement, ce sont des choses qui marquent, souligne le défenseur central. Ça a été une ‘tragédie’ pour moi. Mais il faut faire abstraction de ces situations-là ».

Un match aller capital

De cette expérience pénible, les joueurs Sénégalais tirent toutefois une conclusion : il faudra absolument réussir un bon résultat au Stade Félix Houphouët-Boigny. « Quand ils nous avaient éliminés, ça s’était vraiment joué lors du premier match, rappelle Lamine Sané. Ils avaient fait l’écart avec plusieurs buts ». Et avec un match retour sur terrain neutre, mieux vaut bien négocier le match aller. « On sait qu’on a une petite pression et qu’on doit donc faire un résultat à Abidjan », prévient le pensionnaire des Girondins de Bordeaux.

« On avait fait des erreurs de jeunesse, se souvient de son côté Dame Ndoye. Physiquement, on se croyait prêts à courir 90 minutes. Et finalement, on avait pris un carton rouge (Jacques Faty avait été exclu, Ndlr). C’est tout ça qui avait joué en notre défaveur ».

Des Sénégalais moins expérimentés

Alors, les Sénégalais ont-ils retenu les leçons d’il y a un ? Alain Giresse, leur sélectionneur, qui n’était pas là à l’époque, s’agacerait presque de la question : « Ce n’est pas le genre de choses que je vais ressasser. Je ne vais pas me replonger dans les deux derniers matches, pour savoir comment untel ou untel a joué. Je ne veux pas me soucier de ce qui s’est passé. On vit avec le présent et non pas en essayant de rectifier ce qui s’est mal passé les fois précédentes… »

Le Français l’admet toutefois à demi-mot : son groupe a beaucoup changé depuis et il a aussi été rajeuni. Sur les vingt-trois joueurs présents en stage en région parisienne, douze étaient là il y a un an. « Cette équipe a de la jeunesse, elle a du talent, assure le technicien. Mais tou

Un rendez-vous important pour cette génération

Alain Giresse s’appuie depuis deux matches sur un groupe quasi-identiquet ça a encore besoin de se bonifier, de s’épanouir. Après, sur le plan de l’expérience, il est évident que nous avons moins de qualités individuelles que les Ivoiriens ». Lamine Sané ajoute : « Il y a eu un changement de coach, un changement de système. De nouveaux joueurs sont aussi arrivés et cela a apporté un peu de fraicheur. »

. L’ancien coach du Gabon et du Mali espère avoir mis en place quelque chose de solide au Sénégal. « C’est le moment où jamais pour que cette génération monte en puissance, assure Sané. Ce match est donc un match capital ».

« Il faut reconnaître que la Côte d’Ivoire est une grande équipe et qu’elle a des joueurs extraordinaires, lance Dame Ndoye. En plus, ça fait un moment qu’ils jouent ensemble. Donc, il faut les respecter, mais s’imposer ». Et pour ça, ne surtout pas nourrir de complexes face à Didier Drogba et sa bande.

RFI, David Kalfa

Les commentaires sont fermés.