1528DEDI
topblog Ivoire blogs

02 février 2013

CAN 2013 - Sabri Lamouchi (entraîneur des Eléphants) : " Jouer à 150% pour battre le Nigeria "

 

 

 

Sabri Lamouchi prédit un match serré contre le Nigeria. (photo : Eric Kacou)
 

Avant de rencontrer le Nigeria en quarts de finale de la CAN 2013, le Sélectionneur des Eléphants de Côte d’Ivoire jette un regard rétrospectif sur la phase de poules. Mais Sabri Lamouchi ne perd pas de vue son objectif immédiat. Celui d’accéder aux demi-finales de la compétition.

 


Au terme de la phase de poules, quelles sont les satisfactions que vous tirez de la production de votre équipe ?

Avant toute chose, c’est la qualification pour les quarts de finale du tournoi. Et cela s’est fait dès le deuxième match avec en prime la certitude de jouer à Rustenberg. C’était le premier objectif que nous nous sommes fixé. Et nous avons terminé à la première place du Groupe D face à de brillants Togolais et des Algériens bien malheureux.

Selon vous, qu’est-ce qui n’a pas bien marché et qu’est-ce qui est à améliorer pour la suite de la compétition ?

Nous avons eu une entame difficile avec le premier match livré face au Togo. Pour le deuxième match contre la Tunisie, il y a eu quelques changements et il y a eu une maîtrise collective bien supérieure en ce qui concerne notre jeu. On a bien maîtrisé notre sujet mais on était toujours sujet à un retour des Tunisiens. On n’a pas tué le match. Et on devait se mettre à l’abri bien plus tôt face aux Tunisiens. Contre les Algériens, le contexte était différent. Cela nous a permis de faire tourner l’effectif. Après avoir raté quelques occasions pendant la première période, on a donné la possibilité aux Algériens de prendre l’avantage et de l’accentuer. Et à deux buts à zéro, ça devenait difficile. Mais j’ai apprécié la réaction et l’orgueil de mes joueurs par la suite.

Vous êtes certainement le seul entraîneur à avoir fait un turn-over presque parfait pendant la première phase du tournoi. Vous avez utilisé 22 joueurs sur les 23 possibles. Etait-ce par nécessité ou par souci de tester la machine ?

A partir du moment où vous avez la certitude de jouer votre quart de final à Rustenberg comme ça été le cas et d’assurer votre première place, il fallait absolument faire tourner l’effectif. C’était évident, il ne fallait pas prendre de risques. Notamment, des blessures ou des cartons.

Vous avez également proposé une expérience intéressante face à la Tunisie. Où Yaya Touré, dans son rôle d’organisation du jeu était plus porté vers l’avant. Pensez-vous avoir trouvé la clé pour les succès futurs ?

Les prochains matchs nous le diront. Si on reste dans ce schéma-là, les résultats vont nous donner raison ou pas. En tout état de cause, il faut trouver le schéma qui convient le mieux au groupe. Celui contre la Tunisie a été bien saisi et bien réalisé par les joueurs.

Les commentaires sont unanimes sur la richesse de l’effectif dont vous disposez. Si vous êtes d’avis avec ce constat, cela vous cause-t-il un problème de riche ? C’est-à-dire un problème de choix avec cette flopée de talents ?

Je suis tout à fait convaincu et conscient d’avoir un effectif riche en qualité et en quantité. Les choix ne manquent pas et je ne vais certainement pas m’en plaindre.

Comment jugez-vous le niveau de la compétition en ce qui concerne la phase de poules ?

Je regrette les erreurs d’arbitrage qu’on a pu constater. Mais dans l’ensemble, on a pu assister à une belle compétition qui se joue dans un bel état d’esprit. Mais les choses sérieuses commencent maintenant avec les quarts de finale. Ce sont des matchs décisifs et c’est maintenant qu’il faudra être plus vigilant.

On assiste également à une sorte de domination du football ouest-africain qui place sept équipes sur les huit possibles en quarts de finale…

Les équipes d’Afrique du Nord et d’Afrique centrales sont effectivement absentes des quarts. C’est un tournant et il faut le noter. Nous allons suivre cette compétition avec beaucoup d’intérêt mais nous devons rester concentrés sur notre quart de finale contre une belle nation du football africain qui est le Nigeria.

C’est l’adversaire que vous attendiez pour les quarts ?

Non. Mais c’est une équipe qui a de grandes qualités, qui est dotée offensivement de grands joueurs très rapides et d’une belle organisation. Ils sont dangereux. On l’a vu, ils n’ont pas perdu un match. Ils sont très durs à bouger. Le Burkina et la Zambie ont souffert face à eux et l’Ethiopie a explosé. Notre opposition sera un match très serré. Il nous faudra être à 150% pour espérer passer au prochain tour.

Vous avez pour habitude d’affirmer avec modestie que vous avez « quelques solutions » pour battre vos adversaires. Contre le Nigeria, ces solutions seront-elles fondées sur les forces de votre équipe ou plutôt sur les faiblesses que vous aurez constatées chez l’adversaire ?

Nous allons jouer avec nos forces et sur la possibilité que nous avons de mettre en difficulté cette équipe du Nigeria. Et je suis certain que les Nigérians essaieront de faire de même. Donc il nous faudra jouer à 150% et ne pas penser que ce sera une partie de plaisir. C’est un match difficile dont l’issue tiendra à de petits détails.

Interview réalisée par
Eric Kacou

Les commentaires sont fermés.