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30 septembre 2012

Election à la Présidence de la CAF: l'équipe de Jacques Anouma contre-attaque

« ET SI LE PRESIDENT DU GARF AVAIT FAIT UNE GAFFE ??? »

Le 24 septembre 2012, l’opinion a été informée par la presse écrite, d’une déclaration de M. Anjorin Moucharaffou, Président (Nous pensons qu’il l’est toujours) de la Fédération Béninoise de Football, au nom de son association dénommée « Groupe d’Action pour le Renouveau du Football en Afrique (GARF-Afrique)». Ce texte avait pour sujet principal le vote par la Caf de la loi Raouraoua, pour cible le Président Jacques Anouma et pour objectif avoué, promouvoir l’idée du rejet de la candidature de l’actuel membre des Comités Exécutifs de la CAF et de la FIFA, pour l’élection de mars 2013 à la Présidence de la Caf.
La cellule de communication du Président Anouma aimerait porter son regard sur ce texte, intéressant à plusieurs points de vue, et partager son analyse.
Notre contribution s’intéressera aussi bien à la forme qu’au contenu du texte. Et la démarche s’articulera autour des points suivants :
1- Le Groupe d’Action pour le Renouveau du Football en Afrique
2- La loi Raouroua et l’interprétation que l’auteur en fait
3- La question de Responsabilité et de légitimité
4- Le manque d’élégance du Président du GARF
Il est vrai qu’au regard de la dénomination de l’Association de M. Anjorin Moucharaffou, (écrit en gros caractères et en couleur) le mot Renouveau devrait être source de joie et de foi en l’avenir.
En effet l’utilisation du terme « Renouveau » devrait exprimer l’accord de son initiateur avec l’écrasante majorité des membres de la grande famille du football africain qui pense que face aux défis anciens et nouveaux auxquels le football sur le continent est confronté et au regard du bilan de sa gestion par M. Issa Hayatou depuis 1988, le moment est venu de régénérer les organes de l’institution continentale, d’insuffler une nouvelle dynamique à la machine et de proposer une nouvelle vision pour son développement. C’est cela le Renouveau !!! Ce terme nous indique clairement que l’on ne peut pas résoudre les problèmes actuels du football africain avec des solutions et des schémas à l’ancienne. Une nouvelle vision s’impose donc à nous tous. En parlant de Renouveau, M. Moucharaffou rejoint le Président Anouma. Il partage alors le sens de sa candidature à la Présidence de la Caf et la soutient entièrement. Peut-on parler de Renouveau là où on souhaite la perpétuation de l’obsolète? Non, Non et non ! Si on parle de renouveau c’est que l’existant est dépassé, que l’équipe qui est aux affaires a une vision rétrograde et ses actes sont incompatibles avec les enjeux actuels du football Africain voire mondial.
Le texte dit « NOUS, membres du Groupe.. », ce qui veut dire que le signataire de la déclaration parle au nom d’un collectif. L’idéal aurait donc été qu’une liste des membres de cette association soit publiée au bas du texte. Nous aurions aussi aimé avoir une adresse géographique, un téléphone/fax, un email de l’association au cas où l’envie nous viendrait d’en savoir plus. Malheureusement rien de tout ça. Bizarre, pour un « Groupe d’action » qui entend se faire entendre dans le débat de haut niveau, qu’est celui du football africain. Déception et suspicion légitime.
Ceci dit, il est louable que le GARF se décide enfin à se départir de ses activités traditionnelles, à savoir la confection de T-shirts, calendriers et autres gadgets à l’effigie d’Issa Hayatou, pour se lancer dans un débat fondamental sur le football africain. Mais une initiation apparemment pénible et sans lumière aucune.
Quand on finit de lire le contenu de la déclaration, on se rend compte que la démarche de l’auteur et les objectifs qu’il poursuit sont en total déphasage avec la mission que lui et les autres membres de cette association, s’ils existent vraiment, se sont assignés. En effet, là où nous nous attendions à la présentation d’un projet et d’une vision pour le renouveau du football africain, nous découvrons toute une panoplie de missions que s’est assigné M. Moucharaffou et qui sont loin, très loin des attentes de la grande famille du football Africain. Deuxième déception et suspicion légitime.
Alors qu’aucune conférence de Presse n’a eu lieu à la fin de la réunion du 03/09/2012 pour expliquer la nature et les enjeux de la loi ainsi que le sens du vote qui s’y est déroulé, plus grave, alors qu’aucune fédération n’a encore reçu le PV de cette rencontre comme cela se fait d’habitude, notre frère Moucharaffou joue les conférenciers, les porte-voix. Il s’autoproclame Porte parole des Présidents de fédérations et décrit leur joie d’avoir subi l’auto flagellation à laquelle ils ont été soumis par la mise en place d’une loi qui les exclut tous d’une ambition légitime. Troisième déception et suspicion légitime.
Dès que la presse a rendu public la déclaration de M Moucharaffou, de nombreux Présidents de Fédération Africaines ont clairement indiqué ne pas se reconnaitre dans les propos du Président de « ce soi-disant Groupe pour le …je ne sais quoi… » (Les termes sont de l’un de nos interlocuteurs). Certains disent même ne pas connaitre cette association, et soutiennent n’avoir donné aucun mandat de porte parolat à M. Moucharaffou. Contrairement à ce que dit le Président du GARF, plusieurs présidents de fédérations ayant pris part à cette rencontre soutiennent que la réunion du 03 septembre et le vote de la loi Raouraoua se sont déroulés dans une atmosphère de chantage et d’allégeance à un homme. La réunion a plutôt divisé la grande famille du football Africain et que cela, M. Moucharaffou le sait.
Alors qui sont les mandants de ce porte parole et d’où tire t-il la légitimité dont il s’honore si la grande majorité des présidents de fédérations rejette son organisation, sa présidence et le contenu du texte ? Quatrième déception et suspicion légitime.

A qui profite donc le crime ?

M. Moucharaffou dans sa déclaration décide, sans que rien ne le justifie, de jouer à « l’avocat du diable » en lançant une attaque gratuite, méchante et insensée contre un digne fils d’Afrique, illustre membre des Comités Exécutifs de la Caf et de la Fifa, dont le crime est de vouloir justement enclencher le Renouveau tant souhaité du football africain en voulant briguer la présidence de cette institution continentale. C’est ici que nous découvrons la vraie raison de l’intrusion du GARF dans le débat. C’est décevant et triste à la fois. Vous mesurez avec nous, les obstacles et les dangers (immobilisme, léthargie, système de domination, chantages, etc.) auxquels le football sur notre continent est confronté, la psychologie des personnes qui le gère et leurs réelles ambitions.
Venons-en au contenu de la Loi votée et aux attaques inutiles contre M. Anouma et relevons ensemble les incohérences et contre vérités dont elles sont habillées.
La loi Raouraoua, du nom du Président de la Fédération Algérienne de football dit exactement ceci : « Tout candidat aux élections de la Présidence de la CAF, outre les compétences nécessaires, devra être ou avoir été membre du Comité Exécutif de la CAF ».
Citons M. Moucharaffou « Pour accéder à cette prestigieuse fonction (Présidence de la Caf), il faudrait désormais gravir les échelons en devenant d’abord membre du Comité Exécutif de l’institution… Monsieur Anouma siège à la Fifa avec les privilèges que les textes lui confèrent. A la Caf il est membre honorifique qui ne bénéficie pas de droit de vote. La preuve, il n’est président d’aucune commission technique de la Caf, une prérogative dévolue aux seuls membres du Comité Exécutif. »
Quand on lit ça on se rend compte que M. Moucharaffou n’a pas compris la loi. Il dit que pour être candidat il faut gravir les échelons en devenant d’abord membre du Comité Exécutif de la CAF. Nous sommes d’accord avec lui parce que c’est ce que dit le texte. Mais là où nous avons du mal à suivre le Président du GARF, c’est quand il dit et/ou insinue que Anouma est exclu parce que membre honorifique du Comité Exécutif de la CAF, qu’il n’a pas droit de veto et n’est pas président d’une commission de la Caf. Mais d’où sort-il cela ? Parce que ce n’est pas ce que dit la loi votée. Nous savons tous que les personnes qui siègent au Comité Exécutif de la Caf y sont à divers titres. Et la loi Raouraoua ne dit pas de manière spécifique, de quelle qualité (avoir un droit de véto, être président d’une commission technique, etc.) de membre de Comité Exécutif de la Caf l’on doit jouir pour être éligible. Le texte dit « Il faut être ou avoir été membre du Comité Exécutif de la Caf » ni plus ni moins. M. Moucharaffou interprète la loi selon son entendement et son niveau de connaissance. C’est son problème. Mais il doit admettre que son interprétation ne saurait satisfaire tout le monde. Il peut dire ce qu’il veut mais ne peut denier à M. Anouma la qualité de membre du Comité Exécutif de la Caf et qu’à ce titre, au regard de la loi Raouraoua, il peut briguer la « prestigieuse fonction » de président de la CAF. Parce qu’il en a non seulement les compétences mais aussi il en est membre. Point. Toute autre interprétation de la loi Raouraoua n’est que pure fantaisie et mauvaise foi.
La déclaration de M. Moucharouffou porte aussi gravement atteinte à l’honorabilité de M. Anouma. Ce n’est pas très intelligent de sa part. Et c’est encore une autre grande déception. On ne peut pas faire avancer le football Africain avec de tels tracts ! M. Moucharaffou a parfaitement le droit de faire allégeance au « grand chef » et d’en susciter certaines. Il peut se plaire dans son job, muni de son vuvuzela de griot du chef si cela lui chante et en recueillir les privilèges dus à son rang. Mais il n’a pas le droit de s’attaquer avec autant de légèreté à la personne et au parcours d’un fils du continent, comme lui, dont les œuvres au service du football dans son pays, en Afrique et dans le monde sont saluées avec respect et la reconnaissance due à son rang. Nous n’évoquerons pas ici les nombreuses occasions au cours desquelles M. Moucharaffou a pu voir la lumière du jour grâce aux soutiens fraternels de M. Anouma. Mais par rapport à l’histoire et à l’évolution du monde, M. Moucharaffou et tous ceux qui le téléguident ne peuvent et ne doivent empêcher les débats en cours sur la marche du football africain. Car au stade de la mondialisation, la pensée unique, monocolore et unijambiste ne peut plus avoir pignon sur rue. Le football qui est aujourd’hui une véritable école et une industrie déchaine des passions et ne saurait donc tolérer qu’en Afrique son fonctionnement soit exclusivement l’affaire d’une coterie qui décide au gré de ses intérêts individuels et de sa gloire personnelle. Si M. Anouma a eu le bilan et le parcours que décrit si méchamment M. Moucharouffou alors laissons le vote décider de son sort.
Nous connaissons tous le parcours de M. Anouma et son image au sein du football Africain et mondial. Nous ne croyons pas qu’il soit nécessaire d’en parler ici. Mais nous voudrions juste dire une chose pour terminer. Des recherches sur les autorités du football mondial peuvent être faites sur Google. Il suffit de saisir un certain nombre de noms pour connaitre leurs actions et missions au service du football. Le nom de M. Anouma y figure en bonne place avec un casier judiciaire propre. Nous ne pouvons pas en dire de même du Président controversé de la Fédération Béninoise du Football et du GARF.

Fait à Abidjan le 29 Septembre 2012
La cellule communication du candidat Jacques Anouma

29 septembre 2012

Football/ Sénégal-Côte d'Ivoire: Moussa Sow en renfort

 

Joseph Koto, le sélectionneur de l’équipe nationale du Sénégal, a dévoilé la liste des 23 joueurs qui devront battre la Côte d’Ivoire, le 13 octobre prochain à Dakar, en éliminatoires de la CAN 2013. L’entraîneur a rappelé l’attaquant Moussa Sow mais a laissé les défenseurs Kader Mangane, Jacques Faty et l’ailier Issiar Dia.

La rumeur avait enflé sur certains sites Internet sénégalais mais Joseph Koto lui a tordu le cou. Le sélectionneur de l’équipe nationale n’a pas rappelé l’ancian attaquant vedette El Hadji Diouf pour le match face à la Côte d’Ivoire, le 13 octobre 2012 à Dakar.

Joseph Koto a dévoilé une liste de 23 joueurs convoqués pour ce match, ce 28 septembre 2012. Leur mission : battre les Eléphants par deux buts d’écart pour se qualifier en phase finale de la CAN 2013 (19 janvier-10 février en Afrique du Sud).

Les Olympiques prennent le pouvoir

Joseph Koto a effectué peu de changements par rapport à sa liste du match aller, lorsque les Lions de la Téranga avaient perdu 4-2. Kader Mangane, Jacques Faty (suspendu) et Issiar Dia n’ont pas été appelés contrairement à Moussa Sow qui était forfait pour Abidjan. Sow mènera-t-il l’attaque sénégalaise ? Demba Ba, l’avant-centre de Newcastle, a affiché une forme étincelante en Angleterre, ces dernières semaines.

Autres nouveautés, les convocations de Zargo Touré, Abdoulaye Bâ et Saliou Ciss, trois joueurs de la sélection olympique. Au final, ce sont douze joueurs ayant participé aux JO 2012 qui participeront à ce dernier tour retour des éliminatoires pour la CAN 2013. Si Joseph Koto se donne les chances de renverser la vapeur face aux Eléphants, le sélectionneur prépare également la relève en équipe nationale.

Par David Kalfa

 

Les 23 Sénégalais convoqués

 

Gardiens de but : Ousmane Mané (Diambars/Sénégal), Bouna Coundoul (EN Paralimni/Chypre), Khadim N’Diaye (FC Kalmaar/Suède) Défenseurs : Papa Guèye (Metalist Kharkov/Ukraine), Lamine Sané (Bordeaux/France), Cheikhou Kouyaté (Anderlecht/Belgique), Zargo Touré (Le Havre/France), Abdoulaye Bâ (FC Porto/Portugal), Sérigne Modou Kara Mbodj (Tromso/Norvège) Cheikh Mbengue (Toulouse/France), Saliou Ciss (Tromso/Norvège), Pape Ndiaye Souaré (Reims/France) Milieux : Idrissa Guèye (Lille/France), Mohamed Diamé (West Ham/Angleterre), Ricardo Faty (Ajaccio/Fance), Sadio Mané (Red Bull Salzbourg/Autriche), Pape Kouli Diop (Levante/Espagne) Attaquants : Dame Ndoye (Locomotiv Moscou/Russie), Papiss Demba Cissé (Newcastle/Angleterre), Demba Bâ (Newcastle/Angleterre), Moussa Konaté (FC Krasnodar/Russie), Ibrahima Touré (Monaco/France), Moussa Sow (Fenerbahçe/Turquie)

 

 

 

28 septembre 2012

Football/ CAN 3013: Samuel Eto'o accepte de rejouer avec le Cameroun

 

Samuel Eto’o est revenu sur sa décision de ne plus jouer avec l’équipe nationale de football du Cameroun jusqu’à nouvel ordre, ce 27 septembre 2012. Dans un communiqué, l’attaquant camerounais annonce qu’il est à nouveau à la disposition des « Lions indomptables ». Le footballeur devrait effectuer son retour lors du match face au Cap-Vert, le 14 octobre prochain à Yaoundé, au dernier tour des éliminatoires pour la CAN 2013.

« Sur la demande de la plus haute autorité de la République, j’ai accepté de reconsidérer ma position et de me remettre à la disposition des Lions indomptables. » Il aura fallu l’intervention du Premier ministre camerounais Philémon Yang et sans doute celle du Président Paul Biya pour que Samuel Eto’o réintègre l’équipe nationale camerounaise de football.

Le capitaine des « Lions indomptables » a en effet accepté de retourner dans la « tanière » après avoir été reçu en audience par Philémon Yang, aux côtés du nouveau sélectionneur Jean-Paul Akono, du « team manager des Lions » Rigobert Song et d’Adoum Garoua, le ministre des Sports.

Dans un communiqué publié ce 27 septembre sur son site officiel, Samuel Eto’o assure être « animé par un seul désir, celui de servir [son] pays avec la même foi, la même ardeur et la même détermination que ces quinze dernières années ».

Une victoire personnelle

L’attaquant avait décliné une convocation pour un match au Cap-Vert, perdu 2-0 par ses partenaires le 8 septembre dernier. Un match crucial comptant pour les éliminatoires de la CAN 2013. Samuel Eto’o affirmait ainsi protester contre la mauvaise gestion du football camerounais par certains dirigeants. L’ancien joueur du FC Barcelone n’avait pas digéré en outre que Denis Lavagne, le précédent sélectionneur, ait songé à lui retirer le brassard de capitaine. Mais, depuis, les « Lions » ont chuté à Praia et Denis Lavagne a été limogé.

Samuel Eto’o a au passage remporté en partie son bras de fer avec la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Une Fécafoot qui l’avait initialement suspendu quinze matches, en décembre 2011, pour avoir organisé le boycott d’une rencontre suite à une affaire de primes versées tardivement.

Au final, Samuel Eto’o aura purgé huit matches de suspension. Après un an d’absence, il va retrouver une sélection en grande difficulté : pour se qualifier en phase finale de la Coupe d’Afrique des nations 2013 (19 janvier-10 février en Afrique du Sud), les Camerounais devront battre les Cap-Verdiens par trois buts d’écart, le 14 octobre à Yaoundé, en match retour. L’équipe nationale du Cameroun n’a plus manqué deux phases finales consécutives de CAN depuis la fin des années 1970.

Par David Kalfa(RFI)