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02 décembre 2016

Serge Aurier nominé pour le onze mondial de la Fifa

 

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Serge Aurier fait pour la première fois son apparition dans les nominés pour le onze mondial de l'année. La cérémonie est prévue pour le 9 janvier, avec les autres prix de la Fifa, a indiqué la FIFPro, le syndicat international des joueurs. L'Ivoirien Yaya Touré se trouve parmi les absents notables de la liste des 55 nominés, qui résulte du vote de plus de 25 000 joueurs pros dans 75 pays. Dans le palmarès de cette équipe-type composée par la Fifa tous les ans depuis 2005, on retrouve seulement deux joueurs africains: le Camerounais Samuel Eto'o (2005 et 2006) et l'Ivoirien Didier Drogba (2007).
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Les enjeux du rugby français avant l’élection du prochain président de la FFR

 

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Le XV de France lors du match contre la Nouvelle-Zélande, le 26 novembre 2016.FRANCK FIFE / AFP

Un Grand Stade, le XV de France et le monde amateur. Voici les trois sujets majeurs qui se sont dégagés lors de la campagne pour la présidence de la Fédération française de rugby (FFR), dont l’élection aura lieu le samedi 3 décembre. Les trois candidats à la présidence de la FFR sont : Pierre Camou, Bernard Laporte, et Alain Doucet.

  • Le Grand Stade, sujet de discorde

Projet phare de la FFR, la construction du Grand Stade de rugby dans le sud de Paris est actuellement vivement critiquée sur sa viabilité économique. Porteur du projet, Serge Blanco, vice-président de la FFR, disait en début d’année que le projet est « la survie du rugby hexagonal et ce qui fait sa force qui est en jeu ».

Mais ce nouvel écrin du rugby français a été une pointe de discorde au sein de la fédération puisqu’Alain Doucet, secrétaire général de la FFR jusqu'en juillet, se présente contre Pierre Camou, - actuel président et élu en 2008 et 2012 sans le moindre adversaire -, pour marquer son désaccord quant à la construction du Grand Stade qui mettrait en péril l'avenir financier de la FFR. Bernard Laporte, également candidat, souhaite à la place entrer au capital du consortium du Stade de France, et renégocier à des conditions plus avantageuses la convention qui lie les deux parties. Doucet, de son côté, veut réaffecter les crédits prévus pour le Grand Stade à des projets de développement territorial (amélioration et création de terrains par exemple).

Face aux tirs nourris de ses adversaires, le président sortant Pierre Camou, qui brigue donc un troisième mandat, est convaincu que la Fédération doit se doter de son propre stade pour augmenter ses ressources. Pierre Camou a multiplié les déclarations rassurantes: la décision finale reviendra aux clubs réunis en assemblée générale, et le projet sera de toute façon arrêté si le tour de table financier n'est pas bouclé ou en l'absence de garanties fermes en matière de desserte par les transports.

  • Le monde amateur caressé dans le sens du poil

Pour Bernard Laporte, ancien ministre des Sports, le monde amateur n’est pas au centre du rugby français. « La Fédération, c'est vous ! », lance-t-il à la cantonade. Bernard Laporte veut « rendre le pouvoir aux clubs » et a axé sa campagne sur le monde amateur. Il ainsi comparé la FFR, accusée de déni de démocratie, à « la Corée du Nord » puis à « un appareil stalinien des années 50 ». Des propos qui, parmi d'autres, ont choqué le président sortant. Il veut donc mettre en place « un choc de simplification », et plus largement réformer et décentraliser la gouvernance de la FFR. Laporte propose notamment de dissoudre le comité directeur, de limiter à deux le nombre de mandats des élus et de réduire de 10% les frais de fonctionnement de la Fédération.

Comme Laporte, Doucet veut supprimer les matches professionnels télévisés du dimanche après-midi, accusés de faire de l'ombre aux amateurs, réformer la gouvernance de la FFR et alléger les « contraintes » pesant selon lui sur les clubs. Ceux-ci seront par ailleurs consultés, par référendum, sur les grandes questions « impliquant durablement la Fédération ». Camou rétorque qu'il a déjà engagé pendant ses deux premiers mandats une réforme de la gouvernance - qu'il entend poursuivre -, et simplifié les démarches administratives. Surtout, il s'émeut de l'image de « gros pardessus » que Laporte donne des dirigeants fédéraux, dont il veut « restaurer l'image ». Il propose aussi d'imposer aux membres du comité directeur une charte éthique.

  • Les Bleus, vitrine du rugby français

Durant la dernière partie de la campagne pour le poste de président au sein de la FFR, les Bleus sont revenus dans les débats. Une vitrine du rugby français, ébréchée par le fiasco de la Coupe du monde en 2015. Bernard Laporte a affirmé qu'il maintiendrait en poste le sélectionneur Guy Novès s'il était élu. Il accuse les soutiens de Camou de faire courir le bruit inverse au moment où les Bleus séduisent de nouveau. Laporte veut par ailleurs « vendre » le maillot des Bleus à un sponsor, et placer les internationaux sous contrats fédéraux, exclusifs ou partiels. Pour améliorer la compétitivité du XV de France, il propose aussi de limiter le nombre de joueurs non sélectionnables dans les championnats professionnels et en Fédérale 1 (3e division). Et imposer comme critère de sélection la nécessité d'être ressortissant français.

Camou met lui en avant la nouvelle convention, négociée avec la Ligue et qui élargit la mise à disposition des internationaux auprès du XV de France. Et pour favoriser l'émergence de jeunes talents français, il veut repenser la règle des jokers médicaux, améliorer celle des JIFF (joueurs issus des filières de formation) et créer une équipe de France des moins de 23 ans. Doucet veut aussi une équipe de France Espoirs et effectuera un « bilan » de la convention. « Il n'y a pas assez de places pour nos jeunes Français dans le championnat pro. Si ça continue comme ça, dans dix ans, on n'aura plus que des Fidjiens comme trois-quarts du XV de France. C'est sûr qu'ils sont bons et qu'ils ne coûtent pas cher », a déclaré dans les colonnes du Parisien, Jean-Baptiste Lafond, ancien joueur des Bleus.

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01 décembre 2016

Brésil: le monde du football toujours sous le choc

 

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Les supporters de Chapecoense ont rendu hommage aux victimes.REUTERS/Paulo Whitaker

Le monde du football est en deuil après le crash aérien qui a fait 71 morts dont plusieurs joueurs de l’équipe brésilienne de Chapecoense. Il n'y a que six survivants, dont trois footballeurs, deux membres d'équipage et un journaliste. Les réactions se succèdent en hommage aux victimes.

La catastrophe aérienne entre la Bolivie et la Colombie a livré son bilan officiel. Initialement le nombre de morts s’élevait à 75, toutefois il a été revu à la baisse par les autorités, quatre personnes sur la liste des passagers n'étant en fait pas montées dans l'avion. Les deux boîtes noires de l'appareil ont été retrouvées. Au moment du drame, l'appareil de la compagnie bolivienne Lamia transportait 77 passagers dont l’équipe brésilienne de Chapecoense et une vingtaine de journalistes sportifs.

Trois footballeurs ont survécu

Le gardien Jackson Follmann, le défenseur central Hélio Neto et le latéral Alan Ruschel sont les trois survivants de l'équipe. Leurs états sont toutefois bien différents. Jackson Follmann, âgé de 24 ans, a dû être amputé de la jambe droite à l’hôpital où il a été transféré, San Vicente de Rio Negro.

Alan Ruschel, âgé de 27 ans et qui a été hospitalisé à la clinique San Juan de Dios de La Ceja, souffre d’une lésion à la dixième vertèbre de la colonne vertébrale et il risque de perdre la mobilité de ses membres inférieurs.

Hélio Neto, âgé de 31 ans, a été le dernier survivant retrouvé dans les décombres de l’avion. A son arrivée à l’hôpital, il était dans un état très critique avec un traumatisme crânien, des problèmes au thorax et à l’abdomen, ainsi que des fractures ouvertes au niveau des membres inférieurs. Lui aussi est hospitalisé à la clinique San Juan de Dios de La Ceja.

Le dernier joueur rescapé était le gardien titulaire, Danilo Padilha, âgé de 31 ans, qui avait permis à son équipe d’aller en finale. Il n’a toutefois pas survécu à ses blessures.

Les membres d’équipage racontent la tragédie

Les deux membres d’équipage, qui ont survécu, se sont déjà exprimés. Erwin Tumiri, âgé de 25 ans, a raconté comment il a réussi à survivre au crash aérien: « J’ai survécu car j’ai suivi les protocoles de sécurité. Dans la panique générale, beaucoup de personnes se sont levées et ont commencé à crier. Moi j’ai mis les valises entre mes jambes pour adopter la position fœtale, c’est ce qu’on recommande lors des accidents ».

Ximena Suárez, hôtesse de l’air âgée de 28 ans, a apporté son témoignage sur ce qui s’est passé lors de l’accident. « Les lumières ont commencé à s’éteindre, et 40 à 50 secondes après, on a senti l’impact. L’avion était limité pour ce type de vol. Il avait tous les systèmes, mas les sigles RJ représent Regional Jet, ce qui signifie que ce sont des avions pour de courts voyages, souvent locaux, de deux heures. Cette opération a été étirée jusqu’à la limite ».

Le dernier rescapé est le journaliste Rafael Henzel, qui suivait l’équipe de Chapecoense et qui travaillait pour la radio Oeste FM de la ville de Chapecó. Âgé de 43 ans, il serait dans un état stable avec une jambe cassée selon les médias brésiliens.

La France, solidaire

Les hommages se sont succédés tout au long de la journée. En France par exemple, tous les matches de la 15e journée de Ligue 1 commenceront par une minute de silence. Lors de la rencontre entre Dijon et Monaco (1-1), RFI a eu l’occasion de revenir sur ce drame avec l’attaquant colombien Radamel Falcao.

« C’est un malheur qui s’est abattu sur le monde du football et le monde en général. J’étais très touché par tout ce qui s’est passé. C’est difficile à digérer ce type d’évènement. On ne peut faire qu’une seule chose, présenter toutes nos condélances aux familles des victimes qui étaient dans cette avion ».

Le club colombien de l’Atlético Nacional a demandé à la Confédération sud-américaine (CONMEBOL) de décerner le titre de champion de la Copa Sudamericana à Chapecoense. Falcao est favorable à cette initiative : « C’est un geste très important de la part du Nacional après cette tragédie. Après ce qu’il s’est passé, peu importe qui gagne la Copa Sudamericana. Je pense que c’est la meilleure manière de rendre hommage aux victimes avec cette initiative du Nacional. J’espère que cela sera possible et que cela se réalisera ».

Un club à reconstruire

Chapecoense a perdu 19 joueurs dans cette tragédie, sans oublier l’entraîneur Caio Júnior, le staff technique et les dirigeants du club. L’équipe est décimée. Au Brésil, il reste deux dirigeants dont le vice-président Ivan Tozzo, et neuf joueurs : Marcelo Boeck, Nivaldo, Neném, Demerson, Andrei, Hyoran, Alejandro Martinuccio, Rafael Lima et Cláudio Winck.

Marcelo Boeck, gardien de Chapecoense, veut aider à reconstruire ce club après la tragédie : « Il y a trois mois, j’étais titulaire et après je suis sorti à cause d’un choix de l’entraîneur. Quand on vit de telles situations, on donne plus de valeur aux choses de la vie. Le football est au second plan. Argent, célébrité, football… Cela ne vaut rien, mais la vie oui. Cette histoire ne peut pas se terminer ainsi, sinon on enterre tous nos héros. Ceux qui restent, doivent reconstruire ce projet ».

Une situation très compliquée à laquelle le club devra faire face ainsi que la Confédération brésilienne de football. Pour commencer, la dernière journée de championnat, la 38e, a été repoussée au 11 décembre prochain. Ensuite plusieurs clubs brésiliens proposent de prêter des joueurs gratuitement à Chapecoense pour la saison 2017, ainsi qu’une place permanente durant trois ans en première division, sans possibilité de descendre pour le club de Santa Catarina.

Du côté de la CONMEBOL, les dirigeants auraient dans l’idée d’intégrer Chapecoense à la Ligue des champions sud-américaine 2017, la Copa Libertadores. Des initiatives commencent à se mettre en place pour aider ce club.

AFP